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Nvidia dévoile son plan pour dominer l’ère de l’IA, de la 6G aux voitures autonomes et aux usines intelligentes

Nvidia, déjà leader mondial des puces essentielles à l’intelligence artificielle (IA), a dévoilé mardi à Washington, DC, lors de sa conférence GTC, une vision ambitieuse visant à intégrer sa technologie dans tous les aspects de la vie quotidienne. À l’occasion de son premier discours-programme, le PDG Jensen Huang a annoncé que les puces et logiciels Nvidia deviendront centraux dans des domaines aussi variés que les centres de données, les infrastructures de télécommunications, les usines robotisées ou encore les voitures autonomes. Cette stratégie renforce la position de la société, devenue la première entreprise cotée au monde à atteindre une valorisation de 4 billions de dollars, tout en confrontant des défis croissants : craintes d’une bulle technologique, concurrence accrue d’AMD et Qualcomm, et restrictions commerciales, notamment en Chine. Huang a affirmé qu’il n’y a pas de bulle dans l’IA, arguant que la volonté des consommateurs et des entreprises de payer pour des outils d’IA témoigne de leur rentabilité. « L’IA est désormais rentable, car les systèmes sont si performants qu’ils méritent d’être payés », a-t-il déclaré, soulignant que la reprise d’investissements dans l’infrastructure n’indique pas un manque de valeur, mais une phase de croissance. Le cours d’action NVDA a grimpé de près de 5 % en bourse ce jour-là. Nvidia a lancé un plan d’action pour construire des « usines d’IA » à grande échelle, des centres de données d’une puissance inédite, en s’appuyant sur ses puces et logiciels. Un nouveau centre de recherche sur l’IA, basé en Virginie, mettra en œuvre cette vision. L’entreprise a aussi annoncé un partenariat avec T-Mobile et Nokia pour développer des tours de téléphonie 6G « natives à l’IA », utilisant son nouveau système Aerial RAN, qui promet des connexions plus rapides et plus puissantes pour les smartphones, lunettes intelligentes, capteurs et futurs robots. En 2027, Nvidia s’associe à Uber pour produire 100 000 voitures autonomes équipées de ses puces et de son système d’exploitation DriveOS, visant à déployer un réseau de robotaxis à grande échelle. Elle fournit aussi à Palantir des ressources informatiques et des modèles d’IA pour aider les entreprises à automatiser leurs processus. Lowe’s, par exemple, utilisera cette technologie pour créer une copie numérique de sa chaîne d’approvisionnement mondiale afin d’optimiser ses coûts. Avec Siemens, Nvidia propose des « jumeaux numériques » d’usines robotisées, permettant de concevoir, surveiller et exploiter des machines dans des environnements dangereux, tout en aidant à combler près de la moitié des 500 000 postes de travail manquants dans le secteur manufacturier. Un partenariat avec le Département de l’Énergie américain permettra de construire sept supercalculateurs quantiques alimentés par les puces Nvidia, pour accélérer la recherche scientifique. L’entreprise compare cette ère de l’IA à la révolution industrielle, bien que, selon un rapport du MIT publié en août, la majorité des entreprises n’aient pas encore vu de retour sur investissement concret. Le choix de Washington, DC, n’est pas anodin. Huang, devenu une figure clé du projet de Donald Trump de dominer l’IA, a mis en avant la nécessité de relocaliser la production, citant l’assemblage de ses puces Blackwell en Arizona, bien que l’emballage final se fasse encore à l’étranger. Il doit rencontrer Trump en Corée du Sud lors du sommet de l’APEC. Bien que le gouvernement américain ait approuvé la reprise des ventes de puces en Chine, Pékin a bloqué ces exportations. À la fin de son discours, Huang a emprunté le ton de Trump : « Merci à tous pour votre service dans la grande renaissance de l’Amérique. »

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