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Qu’est-ce qui rendrait vraiment meilleur l’Apple Watch ?

Malgré son succès mondial, l’Apple Watch peine à convaincre les utilisateurs de la remplacer, notamment en 2024, année marquant la première baisse du marché des montres connectées depuis son lancement. Les livraisons d’Apple Watch ont chuté de 19 % en un an, reflétant une demande affaiblie, une offre réduite et des mises à jour jugées insuffisantes. Si les rumeurs évoquent des améliorations comme la communication par satellite sur l’Apple Watch Ultra, un écran plus grand, une connectivité 5G ou des alertes de pression artérielle, ces évolutions, bien qu’utiles, ne suffisent pas à réenchanter le marché. Ce qui manque le plus, c’est une vision claire et audacieuse. Apple pourrait d’abord répondre aux demandes répétées des utilisateurs : permettre des montres tierces intégrées directement dans watchOS, une fonctionnalité longtemps refusée au nom de l’uniformité, mais qui séduit les amateurs de personnalisation. De même, autoriser l’utilisation de l’Apple Watch avec un téléphone Android — même si cela contredit la stratégie de fidélisation à l’écosystème — pourrait attirer des milliers d’utilisateurs fidèles à Samsung ou autres marques, notamment les amateurs de téléphones pliables. D’autres fonctionnalités attendues sont plus techniques : une meilleure reconnaissance des siestes, une reconnaissance de l’activité sportive au démarrage précis, un écran toujours allumé sur l’Apple Watch SE, ou encore un Touch ID intégré au crown pour déverrouiller l’appareil ou envoyer des messages dans WhatsApp ou Instagram. Une fonctionnalité souvent citée est l’affichage complet de l’application Santé directement sur la montre — une fonction limitée actuellement, bien que cruciale pour les utilisateurs soucieux de leur suivi médical. L’absence d’un suivi non invasif de la glycémie reste un rêve lointain, mais la demande est forte. Enfin, la question de l’esthétique — comme l’adoption d’un cadran rond au lieu du carré — montre que même les préférences visuelles influencent l’attachement au produit. Ce qui manque à Apple, c’est une direction stratégique forte. Contrairement à Google, qui positionne ses montres comme des appareils d’IA embarquée avec Gemini, Apple n’a pas encore dévoilé une vision claire pour l’avenir de son écosystème. Sans un « one more thing » mémorable ou une réaffirmation de son ambition — par exemple, une intégration plus poussée de la santé, une autonomie accrue ou une IA locale intelligente —, les mises à jour risquent de passer inaperçues. En somme, Apple n’a pas besoin de réinventer la roue, mais de mieux écouter ses utilisateurs, d’ouvrir son écosystème à certaines fonctionnalités longtemps refusées, et surtout, de redonner du sens à sa montre connectée. Car au-delà des spécifications techniques, ce qui fait une montre « meilleure », c’est la conviction qu’elle est au service d’un futur plus humain, plus accessible, plus personnel.

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