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Le créateur d’OpenClaw dénonce le terme "vibe coding" : « C’est un slur, pas une mode »

Le créateur d’OpenClaw, Peter Steinberger, affirme que l’expression « vibe coding » est devenue une insulte. Il compare le codage assisté par IA à l’apprentissage de la guitare, soulignant que cette pratique exige une réelle compétence, loin de l’idée d’effort léger ou instinctif que suggère le terme. OpenClaw, un agent viral développé à l’aide d’éditeurs de code alimentés par l’IA, a été conçu par Steinberger en s’appuyant sur Codex d’OpenAI. Son nom initial, Clawdbot, faisait référence à Claude Code, un autre outil d’IA en développement. Le terme « vibe coding », utilisé pour décrire la méthode de génération de code par prompt à l’aide d’IA, a rapidement gagné en popularité en 2025, au point d’être désigné mot de l’année par le dictionnaire Collins. Pourtant, Steinberger n’apprécie pas cette appellation. Lors d’une interview sur « Builders Unscripted » d’OpenAI, il a déclaré que le terme était « une insulte » et qu’il véhiculait une vision dépréciative du travail. « Il y a des gens qui écrivent du logiciel de la vieille manière, et cette méthode va disparaître », a-t-il expliqué. « Ils appellent ça du “vibe coding”. Moi, je pense que c’est un terme injurieux. » Selon lui, le problème réside dans l’idée qu’on se fait de l’effort : « Ils ne comprennent pas que c’est une compétence », a-t-il insisté, en rappelant que maîtriser l’IA pour coder demande autant de rigueur que devenir un bon guitariste. D’autres figures influentes du secteur partagent ce point de vue. Andrew Ng, ancien scientifique chez Google Brain, a qualifié le terme de « malheureux » et « trompeur ». Quant à Andrej Karpathy, qui avait initialement popularisé l’expression, il est désormais convaincu que l’avenir réside dans ce qu’il appelle l’« ingénierie agente ». Malgré sa critique du terme, Steinberger s’est imposé comme une figure emblématique de cette nouvelle ère du développement logiciel. Ancien fondateur de PSPDFKit, il a travaillé avec les principaux laboratoires d’IA, dont Anthropic, qui lui a demandé de renommer son chatbot, ou encore Meta, dont Mark Zuckerberg a personnellement exprimé son intérêt après avoir testé OpenClaw. Zuckerberg a même tenté de le recruter, mais c’est OpenAI qui l’a emporté, avec Steinberger acceptant une offre de poste récemment. Sam Altman l’a ainsi qualifié de « génie » doté d’idées remarquables sur l’avenir des agents intelligents très avancés.

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