Zuckerberg sous le feu : ses propos sur Joe Rogan remis en question dans le procès historique sur la sécurité des réseaux sociaux
Mark Zuckerberg a été interrogé mercredi dans le cadre d’un procès fondateur sur la sécurité des réseaux sociaux, au cours duquel ses avocats ont remis en question ses déclarations antérieures concernant sa position au sein du conseil d’administration de Meta. Lors de son témoignage à la Cour supérieure de Los Angeles, Zuckerberg a été amené à expliquer des propos qu’il avait tenus lors d’un épisode de son interview avec Joe Rogan l’an dernier, où il affirmait ne pas craindre de perdre son poste car il détenait un pouvoir de vote déterminant. En réponse à une question posée par les avocats de la partie adverse, il a déclaré : « Si le conseil voulait me licencier, je pourrais choisir un nouveau conseil et me réinstaller moi-même. » Cette remarque a suscité des interrogations sur la cohérence de ses déclarations précédentes, notamment sur sa capacité réelle à être évincé par le conseil d’administration. L’audience s’inscrit dans le cadre d’un procès majeur, souvent comparé à l’épisode « Big Tobacco » pour l’industrie des médias sociaux. Il porte sur les effets néfastes présumés des applications de réseaux sociaux, notamment Instagram et YouTube, sur la santé mentale des jeunes utilisateurs. La plaignante, une jeune femme, allègue avoir développé une dépendance aux plateformes numériques, attribuant cette addiction à la conception des applications et à des fonctionnalités spécifiques conçues pour maximiser l’engagement. Les avocats de la plaignante affirment que Meta, YouTube, TikTok et Snap ont connaissance depuis longtemps des risques liés à leurs produits, tout en dissimulant ces dangers au public. Ils soutiennent que les entreprises ont activement conçu leurs plateformes pour favoriser l’usage excessif, notamment par des mécanismes de récompense psychologique et des algorithmes d’engagement. À ce jour, TikTok et Snap ont conclu des accords de règlement à l’amiable avec la plaignante avant le début du procès, laissant Meta comme principal défendeur. Zuckerberg est arrivé au tribunal peu avant midi, accompagné de plusieurs membres de son équipe. Il portait les lunettes intelligentes Meta Ray-Ban, équipées d’une caméra et d’un logo Meta visible sur le côté. Ces lunettes, qui permettent d’enregistrer des vidéos et des photos, ont attiré l’attention des médias, bien que l’enregistrement soit strictement interdit dans la salle d’audience. Ce détail souligne à la fois l’image de marque de Meta et la tension croissante autour de la surveillance numérique et des technologies d’intelligence artificielle dans les espaces publics.
