Un jeune pionnier de la cybersécurité s'attaque aux menaces dangereuses de l'IA, aidé par l'homme derrière Mandiant
Face à la montée des menaces posées par l’intelligence artificielle aux cyberdéfenseurs, un jeune entrepreneur lance une start-up ambitieuse pour rétablir l’équilibre. Ce nouveau projet, porté par un ancien dirigeant de Google, s’inscrit dans une course contre la montre pour contrer les outils d’attaque autonomes alimentés par l’IA. L’homme à la tête de cette initiative est Kevin Mandia, le fondateur de Mandiant, la société de cybersécurité dont la vente à Google pour 5,4 milliards de dollars en 2022 en fit l’un des acteurs majeurs du secteur. Après avoir passé des années à aider les entreprises à repérer et contenir des intrusions sophistiquées, Mandia est désormais focalisé sur une menace nouvelle : l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les cybercriminels. Les hackers, aujourd’hui, utilisent des modèles d’IA pour automatiser des attaques, générer des faux courriels de phishing crédibles, découvrir des vulnérabilités dans les systèmes informatiques plus rapidement, ou encore adapter leurs tactiques en temps réel. Cette évolution a créé un déséquilibre inquiétant : les attaquants gagnent en vitesse, en précision et en capacité d’adaptation, tandis que les défenseurs peinent à suivre. C’est dans ce contexte que naît la start-up, dont le nom, Buzzy, évoque à la fois l’agilité et la vigilance. L’objectif ? Développer des systèmes de détection et de réponse aux menaces capables de rivaliser avec les attaques autonomes. Contrairement aux solutions classiques, qui se contentent de réagir à des signes connus, Buzzy mise sur une approche proactive, fondée sur l’IA générative, mais utilisée en faveur de la défense. Le système analyse en continu le comportement des utilisateurs, des réseaux et des applications, repérant les anomalies à un stade précoce. Grâce à des modèles d’apprentissage automatique entraînés sur des milliers d’incidents réels, il peut prédire des attaques potentielles, simuler des scénarios d’intrusion et proposer des contre-mesures en temps réel. En somme, il agit comme un « cyber-sentinelle » intelligent, capable de devancer les cybercriminels. Ce projet ne se contente pas d’innover techniquement. Il repense aussi la gouvernance de la cybersécurité. Buzzy travaille à intégrer des mécanismes d’audit et de transparence, afin que les décisions prises par l’IA soient compréhensibles et vérifiables par les équipes humaines. Cette attention au contrôle humain est cruciale pour éviter les erreurs ou les abus dans une technologie aussi puissante. À un moment où les entreprises et les gouvernements sont de plus en plus exposés aux cyberattaques, Buzzy entend devenir un allié stratégique. En rééquilibrant la donne entre attaque et défense, cette start-up ambitionne non seulement de protéger les données sensibles, mais aussi de renforcer la confiance dans les systèmes numériques. Le message est clair : l’IA n’est pas seulement une arme pour les attaquants. Avec les bons outils, elle peut aussi devenir la meilleure défense. Et Kevin Mandia, avec son expérience et son réseau, est bien placé pour prouver que la cybersécurité du futur ne se construit pas seulement avec des algorithmes, mais aussi avec du jugement, de la vision et de l’audace.
