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OpenAI s’apprête à réinventer la santé grand public avec une assistant personnel basé sur l’IA

OpenAI envisage une entrée dans le domaine des applications de santé grand public, marquant l’une de ses initiatives les plus ambitieuses au-delà de l’infrastructure d’IA générative. Sous la direction de Nate Gross, cofondateur de Doximity, et d’Ashley Alexander, ancienne vice-présidente produits chez Instagram, l’entreprise explore la création d’un assistant de santé personnel ou d’un agrégateur de données de santé. Avec 800 millions d’utilisateurs actifs par semaine sur ChatGPT, OpenAI dispose d’une portée inégalée, et de nombreux acteurs du secteur croient que l’IA peut enfin résoudre un problème persistant : la fragmentation des données de santé. Depuis des années, les géants de la tech comme Google, Amazon et Apple ont tenté de construire des dossiers de santé personnels, sans succès durable. Microsoft a fermé HealthVault en 2019, Google a abandonné son projet en 2012, et l’application Health Records d’Apple reste limitée par la nécessité de partenariats hospitaliers. Le principal obstacle reste la résistance des établissements de santé à partager les données, malgré la récente interdiction fédérale de « bloquer l’information » en 2024. En pratique, de nombreux hôpitaux continuent de restreindre l’accès aux dossiers. OpenAI pourrait contourner ces difficultés en s’appuyant sur des intermédiaires comme Health Gorilla ou Particle Health, qui centralisent et normalisent les données médicales sur demande des patients. Selon Jennifer Yoo, spécialiste réglementaire en santé, les assistants de santé basés sur l’IA ne peuvent être personnalisés sans accès à des données complètes. Les utilisateurs, de plus en plus soucieux de contrôler leurs données, sont déjà en train d’interroger ChatGPT sur des questions médicales, et l’idée d’un accès à leurs dossiers complets suscite un intérêt croissant. L’entreprise reste prudente : elle n’encourage pas encore le téléchargement de données médicales, et ses politiques d’utilisation interdisent d’utiliser ses outils pour des diagnostics ou traitements, bien qu’elle continue de fournir des informations générales. L’IA n’est pas une solution médicale, mais un outil d’accompagnement. OpenAI pourrait adopter un modèle similaire à HealthKit d’Apple, en intégrant des données provenant d’applications tierces, de capteurs ou de tests de laboratoire, via des partenariats stratégiques avec des entreprises comme Superpower ou Function Health. Par ailleurs, OpenAI développe déjà des solutions pour les professionnels de santé, en collaboration avec des laboratoires comme Eli Lilly et Sanofi, ainsi qu’avec des startups comme Penda Health. Ces projets, axés sur la découverte de médicaments ou l’aide à la décision clinique, montrent une stratégie à plusieurs niveaux. Les investisseurs s’inquiètent que l’ambition d’OpenAI, combinée à sa puissance technologique et à son écosystème, menace les startups spécialisées dans l’automatisation administrative ou les outils d’IA clinique. Selon Greg Yap de Menlo Ventures, OpenAI dispose d’un avantage unique : une adoption massive, une capacité d’interaction conversationnelle et une volonté d’agir en profondeur. Blake Wu de NEA souligne que contrairement à d’autres géants, OpenAI ne se contente pas d’un pied dans le domaine, mais avance « à fond ». Si OpenAI réussit à créer un écosystème de santé centré sur l’utilisateur, il pourrait réinventer la manière dont les patients interagissent avec leurs données et leur parcours de soins.

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