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Disney s’oppose à ByteDance sur les contenus IA piratant ses personnages, contrairement à son accord avec OpenAI

Disney a envoyé une lettre de mise en demeure à ByteDance après la sortie de son nouveau modèle de génération vidéo, Seedance 2.0, qui a produit des versions IA de ses personnages emblématiques. Ce geste marque une approche radicalement différente de celle qu’elle a adoptée face à OpenAI, lorsqu’un autre modèle, Sora, avait fait de même. En réalité, ce n’était pas une scène inédite de combat entre Wolverine et Thanos — un clip qui a pourtant accumulé plus de 142 000 vues sur X en 48 heures. Il s’agissait d’une vidéo générée par Seedance 2.0, le nouvel outil de génération vidéo lancé la semaine dernière par ByteDance. Le modèle a rapidement fait sensation sur les réseaux sociaux, notamment après qu’un utilisateur a créé une vidéo hyperréaliste montrant Tom Cruise et Brad Pitt s’affrontant autour de Jeffrey Epstein. La décision de ByteDance de permettre aux utilisateurs de créer du contenu basé sur les propriétés intellectuelles (PI) de Disney sans autorisation n’est pas surprenante, au vu de la stratégie courante dans l’industrie de l’IA : « demander pardon plutôt que la permission ». Toutefois, Disney, connue pour sa vigilance extrême sur la protection de ses droits, n’accepte pas cette pratique. Une porte-parole a confirmé à Business Insider que l’entreprise avait envoyé une lettre de mise en demeure à ByteDance, accusant le groupe chinois d’avoir alimenté Seedance 2.0 avec une « bibliothèque piratée » de personnages Disney issus de Star Wars, Marvel et d’autres franchises. Selon la lettre, ces éléments iconiques étaient utilisés comme s’ils appartenaient au domaine public. « À la suite de l’objection publique de Disney, ByteDance s’approprie illégalement des personnages de Disney en les reproduisant, les distribuant et en créant des œuvres dérivées », affirme le document. Seedance n’est pas le premier modèle d’IA que Disney attaque. En juin de l’année dernière, elle et NBCUniversal avaient intenté une action en justice contre Midjourney, décrivant sa technologie comme une « machine à vendre virtuelle » produisant des copies non autorisées à l’infini. En septembre, une lettre de mise en demeure avait été envoyée à Character.AI, et en décembre, à Google, pour son générateur d’images Nano Banana Pro, accusé d’avoir volé des contenus en grande quantité. Ces entreprises ont depuis retiré les personnages Disney de leurs plateformes. Mais Disney n’est pas opposée à l’IA en tant que telle. Son approche varie selon les partenaires. Face à OpenAI, elle a adopté une stratégie bien plus collaborative. Lors du lancement de Sora en septembre, des utilisateurs ont commencé à partager des vidéos utilisant des personnages Disney. Au lieu de réagir par une poursuite, Disney a négocié un accord. En décembre, les deux entreprises ont annoncé un partenariat de trois ans permettant aux utilisateurs de Sora d’accéder, sous certaines conditions, à 200 personnages Disney. En échange, Disney a investi 1 milliard de dollars dans OpenAI. Bien qu’elle n’ait pas encore annoncé de projet de modèle IA propre, le PDG de Disney, Bob Iger, a déclaré lors d’un appel aux investisseurs que l’IA représente une opportunité pour renforcer l’engagement des utilisateurs de Disney+. « Elle permettra aux abonnés de créer du contenu généré par les utilisateurs, ainsi que de le consommer, surtout sous forme courte », a-t-il expliqué. Pour Disney, l’IA n’est donc pas une menace, mais un levier pour renouveler la relation avec son public.

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