Google adapte sa pub aux agents IA d'achat
Google tente de rassurer les annonceurs face à la montée des agents d’achat pilotés par l’intelligence artificielle. La firme américaine estime que la publicité peut continuer à exister même si des bots prennent en charge une partie de la recherche et de la comparaison avant l’achat. Son message est clair : les agents pourraient effectuer le travail préparatoire, mais les consommateurs resteront impliqués dans la comparaison des marques, des prix, des avantages et des offres sponsorisées. Pour illustrer cette approche, Google a donné l’exemple d’un produit d’assurance proposé par un assistant, accompagné d’une autre option intéressante, avec des différences comme une prime plus élevée, une franchise plus basse ou une réduction temporaire. selon le responsable cité, il existe rarement une solution parfaite unique dans un processus d’achat. La société en déduit que de la place subsiste pour la publicité, même dans une recherche de type agentique. Cette communication intervient alors que Google reconnaît que l’intelligence artificielle transforme la recherche. La firme a indiqué mardi que son mode IA a entraîné un niveau record de recherches, mais sans que les revenus suivent au même rythme. Cette divergence inquiète les investisseurs, qui craignent que les chatbots et les agents ne détournent une partie du trafic et des clics qui alimentent traditionnellement le modèle publicitaire de Google. Depuis plusieurs mois, l’entreprise cherche toutefois une solution qui n’équivaut pas simplement à insérer des annonces classiques dans une interface conversationnelle. Elle a évoqué des expérimentations visant à proposer des offres pendant la planification d’un voyage ou à afficher des liens sponsorisés clairement identifiés à l’intérieur de listes générées par IA. L’objectif est de préserver le caractère utile de l’expérience tout en offrant aux annonceurs de nouveaux formats intégrés aux réponses intelligentes. Ces annonces coïncident avec des résultats trimestriels nuancés pour Alphabet. La maison mère de Google a affiché des revenus de 127,58 milliards de dollars, légèrement inférieurs au consensus de 127,97 milliards. Le bénéfice par action a atteint 2,12 dollars, contre environ 3,01 dollars attendus, principalement à cause d’une moins-value latente de 8,2 milliards de dollars sur sa participation dans SpaceX. En réaction, l’action a reculé d’environ 10 % après la clôture. La stratégie de Google montre ainsi une double pression : maintenir son moteur en position centrale face aux assistants conversationnels, tout en inventant une publicité compatible avec des recherches plus automatisées et moins orientées vers les clics traditionnels.
