Ex-Google refuse 100 k$ pour lancer sa startup IA
Ancien responsable de l'équipe analytics et intelligence artificielle du secteur public chez Google, Rob Waters a été licencié de manière abrupte en novembre 2025 alors qu'il se rendait chez un client. Après six années d'emploi, son accès à l'entreprise a été immédiatement coupé, le confrontant à une réorientation professionnelle soudaine. Quelques semaines plus tard, Google lui a proposé un retour à un salaire supérieur à 100 000 dollars, accompagné de l'attribution de nouvelles actions. Malgré la sécurité financière que représentait cette offre, Waters a choisi de la refuser, préférant saisir cette opportunité pour concrétiser son projet entrepreneurial. Il a alors fondé avec un ancien collègue Kanawai AI, une plateforme visant à fournir un système de référence en intelligence artificielle. L'outil centralise la visibilité, la gouvernance et la sécurité des modèles IA pour les entreprises et les acteurs commerciaux, des enjeux devenus critiques avec la démocratisation de ces technologies. Pour accélérer le développement de son entreprise et bénéficier de l'écosystème de la Silicon Valley, Waters a quitté la Virginie pour s'installer à San Francisco le 1er juillet 2026, ne ramenant avec lui que ses équipements informatiques. Sa famille l'a rejointe quelques mois plus tard. Depuis son départ de Google, l'entrepreneur vit de ses économies et n'encaisse aucun salaire. Cette période de transition financière s'accompagne d'une phase active de croissance commerciale : Kanawai AI a déjà commencé à intégrer ses premiers clients, développe des partenariats avec des éditeurs de logiciels majeurs et lance actuellement sa levée de fonds pre-amorçage à San Francisco. Waters souligne que la transition entre un poste exécutif bien rémunéré et l'incertitude de la création d'entreprise repose sur une expertise technique consolidée dans le traitement des données et l'IA. Son parcours illustre une tendance croissante dans la technologie où les restructurations poussent certains professionnels qualifiés à transformer un licenciement en point de départ entrepreneurial. En renonçant à un filet de sécurité financier, Waters mise sur l'innovation et l'adaptation rapide aux besoins du marché. Son histoire rappelle également que la progression dans la tech nécessite souvent de sortir de sa zone de confort, que ce soit par une reconversion ou la création de sa propre structure. Alors que le secteur continue de traverser des cycles de consolidation, son exemple met en lumière la capacité des anciens employés de géants technologiques à capitaliser sur leur expérience pour bâtir des solutions spécialisées et indépendantes.
