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Sam Altman furieux contre les pubs Super Bowl d’Anthropic : « Désormais, les rivaux s’insultent en direct »

La publicité d’Anthropic diffusée lors du Super Bowl a provoqué une réaction vive de la part de Sam Altman, fondateur d’OpenAI. L’une des quatre pubs lancées par l’entreprise d’IA, intitulée « BETRAYAL », montre un homme demandant conseil à un chatbot (clairement inspiré de ChatGPT) pour parler à sa mère. Après des conseils classiques comme « écouter » ou « faire une promenade en nature », le bot fait une transition inattendue vers une annonce pour un site fictif de rencontres avec des cougars, Golden Encounters. Anthropic conclut en affirmant que ses propres chatbots, comme Claude, ne connaîtront jamais de publicités. Une autre publicité montre un jeune homme cherchant à gagner du muscle, auquel le bot répond par une recommandation d’orthèses pour augmenter sa taille. Ces spots, clairement ciblés sur OpenAI après son annonce de l’introduction d’annonces dans sa version gratuite de ChatGPT, ont été perçus comme une critique acerbe. Même si Sam Altman a reconnu avoir ri, il a répondu par un long message sur X (anciennement Twitter) décrivant les publicités comme « déshonnêtes » et « autoritaires ». Il affirme que OpenAI n’intégrera jamais d’annonces dans les conversations, les plaçant uniquement en bas des réponses, de manière clairement marquée et non influençant le contenu. Il insiste sur le fait que ces annonces seront contextuelles, basées sur le sujet de la discussion, ce qui est précisément le point central des critiques d’Anthropic. Altman accuse ensuite Anthropic de servir un produit coûteux à une élite, alors qu’OpenAI vise à rendre l’IA accessible à des milliards de personnes. Or, Claude dispose également d’un accès gratuit, avec des abonnements à 0, 17, 100 et 200 dollars, comparables aux tarifs de ChatGPT (0, 8, 20, 200 dollars). L’argument de l’« autoritarisme » d’Anthropic repose sur des allégations selon lesquelles l’entreprise bloquerait l’accès à Claude Code pour certaines entreprises comme OpenAI, et imposerait des limites sur l’usage de l’IA. Bien que l’entreprise insiste depuis sa création sur une IA responsable — un positionnement dû en partie à son fondateur, ex-employé d’OpenAI —, les deux géants ont des politiques de sécurité, des garde-fous et des restrictions sur certains contenus, notamment liés à la santé mentale. L’usage du terme « autoritaire » pour décrire une campagne publicitaire humoristique, surtout dans un contexte géopolitique tendu où des gouvernements répriment leurs citoyens, semble excessif. Les rivalités entre entreprises sont monnaie courante, mais cette publicité d’Anthropic a visiblement touché une corde sensible. Elle a suscité des débats sur la manière dont l’IA devrait être commercialisée, sur les limites de la publicité dans les conversations, et sur les responsabilités éthiques des géants de l’IA. Pour les experts du secteur, ces échanges montrent à quel point le marché de l’IA est en pleine mutation, où les différences de vision — entre accessibilité massive et contrôle éthique — deviennent des enjeux centraux.

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