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Les Jeux olympiques sont enfin à la hauteur de Gen Z : relations brisées, voix queer, IA au programme et une génération qui prend le contrôle

Nous assistons à ce qui pourrait être les Jeux olympiques les plus représentatifs de la génération Z à ce jour. L’image d’un médaillé de bronze, Sturla Holm Lægreid, en Norvège, qui, lors d’un entretien après sa course en biathlon, a préféré évoquer son infidélité passée plutôt que sa performance, illustre parfaitement cette nouvelle dynamique. « J’ai tout avoué à ma petite amie il y a une semaine. C’était la pire semaine de ma vie », a-t-il confié à NRK, ajoutant qu’il aurait aimé partager son moment avec elle. Si l’athlète s’est excusé plus tard auprès du médaillé d’or et de son ex, cette réaction spontanée, marquée par une vulnérabilité inhabituelle, reflète une tendance typiquement gén Z : la communication directe, parfois excessive, des émotions personnelles, même sur la scène mondiale. Cette génération, présente aux Jeux depuis 2016, domine désormais les épreuves, notamment aux États-Unis où l’âge médian des athlètes est d’environ 28 ans, et s’approche des 23 ans dans des disciplines phares comme le patin artistique ou le snowboard. Les jeunes athlètes incarnent un nouveau style : spontané, authentique, engagé. Ilia Malinin, 21 ans, surnommé le « roi des quads », fait partie des figures emblématiques, tandis qu’Alysa Liu, avec ses cheveux striés de blanc, ses piercings et ses dents décoratives, incarne l’esthétique « alt » en pleine renaissance chez les jeunes. Sa coéquipière Amber Glenn, 26 ans, représente une autre tendance gén Z : le « bloom tardif », faisant son entrée aux Jeux olympiques à un âge plus tardif que la norme pour les patineuses féminines. Isabeau Levito, 18 ans, complète le trio américain. Les valeurs sociales et politiques sont aussi au cœur de leur présence. Glenn, pansexuelle, a dénoncé les discriminations contre la communauté LGBTQ+ sous le mandat de Donald Trump lors d’une conférence de presse. « J’espère pouvoir utiliser ma voix pour encourager les gens à rester forts », a-t-elle déclaré. De même, le ski nordique américain, comme Hunter Hess, 27 ans, a exprimé ses « émotions mitigées » à l’idée de représenter les États-Unis alors que des opérations de l’ICE faisaient la une. « Porter le drapeau ne signifie pas que je représente tout ce qui se passe ici », a-t-il ajouté. L’innovation technologique, notamment l’intelligence artificielle, s’inscrit également dans ce nouveau paradigme. Une paire de danseurs sur glace tchèques, âgés de 19 et 22 ans, a utilisé une musique composée à moitié par IA pour leur danse rythmique. Ce n’est pas la première fois, ce qui montre leur aisance avec les outils numériques, et l’OMC semble tolérant à cette évolution. En somme, les Jeux de cette année reflètent une génération qui mélange vulnérabilité, engagement, créativité et technologie. Si l’arrivée de la génération Alpha, encore plus connectée et expressive, promet d’agiter davantage les réseaux, pour l’instant, c’est bien la génération Z qui réinvente l’image même des Jeux olympiques.

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