Le Secrétaire au Commerce Howard Lutnick prédit que les grands emplois futurs seront ceux de techniciens de robots dans les usines
Le Secrétaire au Commerce américain, Howard Lutnick, a affirmé lors d'une interview télévisée que les emplois d'avenir aux États-Unis se trouveraient dans les usines, notamment dans la maintenance des robots de production. Cette déclaration a été faite alors que l'administration Trump continue de promouvoir ses politiques douanières, prétendant qu'elles contribueraient à revitaliser le secteur de la fabrication américaine, ainsi qu'à créer un grand nombre d'emplois. Malgré son optimisme, Lutnick reconnaît la tendance croissante vers l'automatisation dans l'industrie manufacturière américaine. En effet, plusieurs grandes entreprises prévoient d'introduire ou ont déjà introduit des robots humanoïdes dans leurs installations : Hyundai a investi massivement dans Boston Dynamics pour 1,1 milliard de dollars en 2020 et a annoncé un partenariat supplémentaire de 21 milliards de dollars pour l'acquisition de milliers de robots. Hyundai utilise actuellement les chiens-robots Spot dans ses usines et envisage de déployer bientôt les robots humanoïdes Atlas. De son côté, Ford a acheté des robots humanoïdes Digit d'Agility Robotics, tandis qu'Amazon a testé ces machines dans ses centres de distribution. Face à cette automatisation accrue, Formic, une entreprise spécialisée dans l'automatisation, a rapporté un accroissement de 17 % de l'utilisation des robots par ses clients entre janvier et février, probablement en prévision des tarifs douaniers. Lutnick propose donc de former les ouvriers d'aujourd'hui et de demain pour qu'ils puissent s'adapter à cette nouvelle réalité. Il souligne que l'accent devrait être mis sur la formation à des compétences techniques avancées, comme la mécanique, l'ingénierie et l'électricité des robots. "C'est le moment de former les gens non pas pour les emplois d'autrefois, mais pour les grands emplois de l'avenir", a-t-il déclaré. Selon lui, le modèle économique évolue vers des usines modernes où les ouvriers peuvent travailler pendant toute leur carrière, comme l'ont fait leurs parents et leurs grands-parents avant eux. Lorsqu'on lui a demandé si les robots allaient finalement prendre la majorité des emplois, Lutnick a répondu avec assurance que même les robots les plus avancés ont toujours besoin d'humains pour les maintenir en bon état de fonctionnement. "Il faut des techniciens pour réparer tous ces bras articulés et autres équipements. Cela nécessite des compétences, c'est un excellent emploi pour des personnes détentrices d'un diplôme du lycée, avec des salaires de base dans les 80 000 à 90 000 dollars par an", a-t-il expliqué. Il a aussi écarté l'idée selon laquelle les nouveaux emplois seraient similaires aux vieux postes de couture, en insistant sur la haute qualification requise pour la maintenance des robots industriels. Howard Lutnick est président d'un groupe financier connu pour ses contributions au Parti Républicain. Ses propos reflètent une vision optimiste de la transformation du marché du travail américain grâce à l'automatisation. Cependant, certains experts restent sceptiques quant à l'efficacité de cette approche, mettant en garde contre la possibilité que l'automatisation pourrait supprimer davantage d'emplois traditionnels qu'elle n'en crée de neufs. Malgré ces réserves, l'engagement de Lutnick à promouvoir la formation technique reste un signe encourageant pour ceux qui cherchent à naviguer dans cette transition industrielle. L'entreprise Hyundai montre la voie en matière de collaboration humain-robot à travers son acquisition de Boston Dynamics et sa mise en place de programmes de formation pour ses employés. Ford et Amazon suivent également ce chemin, témoignant de la confiance des grands acteurs industriels dans la viabilité du modèle de travail basé sur l'automatisation. L'objectif est de transformer les préoccupations actuelles concernant la sécurité de l'emploi en opportunités de carrière durables et bien rémunérées pour les travailleurs américains. En conclusion, les propos de Howard Lutnick invitent à une réflexion sur la manière dont la formation et l'adaptation des compétences peuvent aider les travailleurs à rester pertinents dans un environnement de plus en plus automatisé. Bien que les défis restent nombreux, l'optimisme de Lutnick et les initiatives pratiques des grandes entreprises offrent un espoir réel pour un avenir industriel prospère aux États-Unis.
