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Anthropic Propose des Ajustements aux Contrôles d'Exportation des Puce IA aux États-Unis

Anthropic propose des ajustements aux contrôles d'exportation des puces d'IA aux États-Unis Le mercredi, Anthropic a publié un billet de blog dans lequel le laboratoire exprime son soutien ferme au "Cadre de diffusion de l'intelligence artificielle" proposé par le Département du Commerce des États-Unis. Ce cadre, annoncé en janvier par l'administration sortante de Joe Biden, vise à renforcer les contrôles d'exportation sur les puces d'IA fabriquées aux États-Unis, afin de renforcer la sécurité nationale et de préserver la domination américaine dans le domaine de l'IA, notamment face à la concurrence chinoise. Le cadre propose de diviser les pays en trois catégories, chacune ayant ses propres directives et restrictions. Le groupe 3, le plus restrictif, englobe des pays déjà soumis à des contrôles d'exportation existants, comme la Russie et la Chine, qui verront leurs restrictions s'accentuer. Le groupe 2, incluant des pays tels que le Mexique et le Portugal, sera soumis pour la première fois à des contrôles d'exportation, avec un plafond limitant le nombre de puces qu'ils peuvent acquérir. Enfin, le groupe 1, constitué de pays comme le Japon et la Corée du Sud, bénéficiera d'une continuité sans nouvelles restrictions. La réaction d'Anthropic contraste nettement avec celle de Nvidia, une géante des semi-conducteurs. Lorsque ces mesures ont été proposées en janvier, Nvidia a émis un communiqué qualifiant ces restrictions de "préjudiciables et malavisées", affirmant que celles-ci risquaient de perturber l'innovation à l'échelle mondiale. Contrairement à Nvidia, les entreprises américaines spécialisées en IA, comme Anthropic, appuient globalement ces contrôles. Dans sa publication, Anthropic a cependant proposé quelques ajustements spécifiques : réduire le nombre de puces que les pays du groupe 2 peuvent acheter sans révision préalable et encourager ces pays à contracter davantage d'accords gouvernementaux pour éviter le contrebande et augmenter le contrôle américain. La société estime également que le gouvernement devrait accroître son financement pour garantir une mise en œuvre adéquate des contrôles d'exportation. L'attitude d'Anthropic n'est pas surprenante, compte tenu de la position publique de son PDG, Dario Amodei. Ce dernier a déjà été l'un des chefs de file les plus actifs en faveur des restrictions d'exportation, comme en témoigne son éditorial publié en janvier dans le Wall Street Journal, où il explique pourquoi les États-Unis ont besoin de contrôles d'exportation plus stricts sur les puces d'IA. TechnCrunch a sollicité un commentaire supplémentaire de la part d'Anthropic pour obtenir plus de détails sur ses suggestions. Ces contrôles d'exportation représentent un enjeu crucial dans la bataille technologique entre les États-Unis et la Chine. Alors que certains acteurs industriels expriment leurs inquiétudes quant aux effets potentiellement négatifs sur l'innovation à l'échelle mondiale, d'autres, comme Anthropic, voient dans ces restrictions un moyen de préserver l'avantage stratégique des États-Unis. Cette divergence d'opinions reflète le débat complexe et nuancé autour de la régulation de l'IA et de la nécessité de maintenir un équilibre entre la sécurité nationale et la collaboration internationale.

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