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IA et réalité augmentée, nouveaux alliés des mécaniciens chez Ford face à la pénurie de main-d’œuvre

Le PDG de Ford, Jim Farley, a déclaré mardi lors d’un sommet organisé à Détroit sur les carrières dans le secteur industriel que l’intelligence artificielle (IA) combinée à la réalité augmentée (RA) pourrait être un véritable tournant pour les techniciens travaillant sur les camions de l’entreprise, face à une pénurie croissante de main-d’œuvre qualifiée. Selon lui, cette technologie permettrait de simplifier considérablement les réparations complexes, comme celles des Super Duty, les pick-up haut de gamme de Ford. « Si vous réparez un Super Duty, l’IA en réalité augmentée est un véritable jeu de changement », a-t-il affirmé, soulignant que ses équipes en témoignent déjà. Farley a mis en lumière le défi structurel auquel fait face l’industrie automobile : selon l’association Tech Force, les États-Unis ont besoin de plus de 100 000 nouveaux techniciens par an pour répondre à la demande croissante et remplacer les travailleurs partant à la retraite. Or, le nombre de personnes formées à ces métiers ne suit pas ce rythme. Les postes de technicien diesel, par exemple, peuvent rapporter plus de 100 000 dollars par an, mais exigent au moins cinq ans de formation. Dans ce contexte, Farley a averti que l’IA entraînera inévitablement une transformation des emplois, tant dans les secteurs blancs que bleus, avec des effets à la fois positifs et négatifs. « C’est clair que l’IA va transformer littéralement chaque emploi », a-t-il dit, écho aux propos du PDG de Walmart, Doug McMillon, qui a également souligné que l’automatisation permettrait à son entreprise de croître sans augmenter significativement sa main-d’œuvre. Toutefois, Farley a critiqué le manque de solutions technologiques adaptées aux métiers de l’atelier. « Quand je vois les solutions d’IA proposées à Ford, elles sont toutes centrées sur l’efficacité du bureau », a-t-il déploré. La plupart des innovations sont conçues pour supprimer des emplois, pas pour renforcer les compétences des techniciens. « Très peu d’entreprises technologiques viennent nous dire : Nous voulons vraiment améliorer votre efficacité dans la réparation des voitures ou aider vos ouvriers en usine », a-t-il ajouté. Il a appelé les entreprises technologiques à se pencher davantage sur les « économies essentielles » et à développer des outils qui soutiennent, plutôt que remplacent, les travailleurs du secteur manufacturier. Pour Farley, l’IA n’est pas une menace, mais un levier stratégique si elle est utilisée pour accompagner les métiers de la main-d’œuvre qualifiée, en réduisant la charge cognitive, en accélérant la formation et en améliorant la précision des réparations. En somme, selon lui, l’avenir de l’industrie automobile dépendra autant de la technologie que de la capacité des entreprises à intégrer ces outils de manière humaine, équitable et productive.

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