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Le futur du développement logiciel : pourquoi « programmer avec l’IA » n’est plus de la magie, mais une création collective

Depuis un certain temps déjà, sur ma chaîne YouTube, j’ai commencé à désigner par le terme « programmation automatique » le processus de création logicielle assisté par l’intelligence artificielle — un processus qui, je le crois, deviendra bientôt la norme, voire l’unique manière d’écrire du logiciel. Il est essentiel de comprendre que la programmation automatique ne produit pas les mêmes résultats avec les mêmes modèles linguistiques (LLM) selon les personnes qui la dirigent. Ce qui fait la différence, c’est l’intuition, la conception, la supervision continue et la vision du développeur humain. Alors, arrêtez de dire : « Claude a codé ce logiciel pour moi ». Ce que vous décrivez là, c’est ce que j’appelle le vibe coding : une approche où l’utilisateur ne s’implique presque pas, se contentant de formuler une demande vague, puis d’accepter ou de rejeter le résultat sans vraiment comprendre ce qui s’est passé. Le modèle génère alors ce qui lui vient spontanément, selon son entraînement, les paramètres d’échantillonnage et les aléas de la génération. Dans ce cas, le développeur n’est qu’un spectateur passif. En revanche, dans la véritable production logicielle — celle qui suppose une maîtrise du processus — le logiciel est bel et bien le vôtre. Vous êtes le créateur. Et ce n’est pas une illusion. Même si les modèles ont été entraînés sur des données humaines, ces données sont une contribution collective, un patrimoine partagé. En utilisant l’IA pour produire du code, nous ne volons rien. Au contraire, nous exploitons une ressource collective qui nous permet d’accomplir des choses que nous ne pourrions jamais faire seuls. C’est comme si, grâce à l’IA, nous étions devenus une sorte de « conscience collective ». Le vibe coding, bien qu’il ne demande pas de compréhension profonde, a sa place : il démocratise l’accès à la création logicielle. Mais la programmation automatique, elle, vise un objectif différent. Elle consiste à produire du logiciel de haute qualité, en suivant précisément la vision du développeur — une vision qui peut aller du détail technique (« écris cette fonction exactement comme ça ») au plan global (« imagine une architecture qui gère les requêtes en temps réel avec une latence minimale »). Et bien sûr, la plus grande part du travail reste de décider quoi faire. Je suis un programmeur, et je pratique la programmation automatique. Le code que j’écris ainsi est le mien. Mon code. Mon œuvre. Mon résultat. Et je peux en être fier. Si vous doutez encore, pensez à Redis. Techniquement, Redis ne repose pas sur des innovations révolutionnaires. Au départ, il n’était qu’une combinaison de structures de données élémentaires et de code réseau — des choses qu’un bon programmeur système aurait pu écrire à la main. Alors pourquoi est-il devenu si utile ? Parce qu’il incarnait une vision claire, une conception bien pensée, une volonté d’efficacité et de simplicité. La programmation est désormais automatique. Mais la vision, elle, reste humaine. Et c’est ce qui fait la différence.

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