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L’IA agente va déclencher une folle course aux investissements : 1,3 trillion de dollars d’ici 2029 selon IDC

Depuis la publication des résultats financiers les plus récents de Nvidia, où son co-fondateur et PDG, Jensen Huang, a estimé qu’un montant compris entre 3 et 4 billions de dollars serait dépensé dans l’intelligence artificielle d’ici la fin de la décennie, nous avons cherché à identifier des prévisions de marché qui soutiennent cette projection ou en sont à l’origine. Après quelques recherches, nous avons découvert une prévision publiée par IDC juste avant le week-end du Labour Day — ironie du sort, alors que l’avenir de l’IA repose de plus en plus sur des systèmes agents capables de dialoguer entre eux et de prendre des décisions sans intervention humaine, hormis une surveillance ponctuelle. IDC ne révèle pas grand-chose publiquement sur cette prévision, bien sûr, puisqu’elle facture 7 500 dollars par exemplaire. Toutefois, ses chercheurs ont fait quelques déclarations publiques pour promouvoir le rapport, permettant d’en extraire des éléments clés. Ces informations, combinées à d’autres estimations du marché, nous permettent d’observer une convergence croissante des prévisions, au fur et à mesure que l’enthousiasme pour les dépenses en IA s’intensifie. Selon IDC, le renforcement de l’infrastructure devrait se poursuivre jusqu’en 2029, avec les fournisseurs de services — incluant les hyperscalers, les constructeurs de cloud, ainsi que les fournisseurs de niveau 2 et les « néo-clouds » — qui représenteraient 80 % de ces dépenses. Cette croissance serait principalement alimentée par la mise en place de plateformes d’IA agente. Une partie de ces investissements viserait à intégrer l’IA dans des applications existantes, comme Salesforce, SAP ou Oracle, tandis que d’autres seraient consacrés à la création de nouvelles architectures logicielles entièrement fondées sur des agents intelligents. Ces deux approches ne sont pas équivalentes : transformer des suites ERP traditionnelles par l’IA n’a rien à voir avec le déploiement d’un nouveau stack logiciel entièrement conçu autour d’agents autonomes. Selon de nombreux experts, c’est précisément ce modèle qui représentera l’avenir du logiciel d’application. Nous anticipons une transformation profonde, plus marquée encore que celle provoquée par l’arrivée des premiers systèmes ERP il y a trente ans, lorsque SAP a imposé une approche unifiée révolutionnaire. En somme, IDC prévoit que les dépenses en IA atteindront 1 300 milliards de dollars en 2029, avec un taux de croissance annuelle composée de 31,9 % entre 2025 et 2029. En supposant une croissance régulière — bien que ce soit une hypothèse simplificatrice, puisque les marchés, surtout dans un contexte économique instable, ne croissent jamais de manière linéaire —, cette progression se traduirait par une courbe exponentielle, comme le montre le graphique associé. Ce que nous avons toujours soutenu, c’est que les récessions ne déclenchent pas les transitions technologiques, mais elles les accélèrent souvent. L’ironie, dans le cas de l’IA agente, est que son succès même pourrait provoquer une récession, en remplaçant massivement des travailleurs humains. Ces outils, à leur tour, seraient utilisés pour accélérer davantage leur propre adoption. Ce scénario pourrait se dérouler très rapidement, ou au contraire prendre plus de temps si le retour sur investissement des systèmes d’IA conversationnels s’avère insuffisant, comme certains rapports récents le suggèrent. L’IA agente devra maturer avant de devenir un modèle de déploiement véritablement transformateur, non seulement pour le secteur informatique, mais pour toutes les entreprises du monde. Dans un tel environnement, comme ce fut le cas pendant la bulle Internet, il ne faut pas être le premier à investir massivement, mais surtout ne pas être le dernier. Comme toujours, le timing est tout.

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