Meta accélère le développement de son nouvel AI Llama 4.X pour une sortie d'ici la fin de l'année
Meta s’active pour lancer d’ici la fin de l’année son prochain modèle d’intelligence artificielle Llama, selon des sources proches du dossier. Cette initiative fait partie des premiers projets du nouvel organisme interne, Meta Superintelligence Labs (MSL), créé en juin par le PDG Mark Zuckerberg. Un groupe au sein de MSL, baptisé TBD, travaille actuellement sur une version avancée du modèle, désignée comme Llama 4.X ou parfois Llama 4.5 internement, dans le but de la rendre opérationnelle d’ici décembre. Cette initiative vise à corriger les lacunes perçues dans les précédentes versions, notamment Llama 4 lancé en avril, qui a suscité une réaction mitigée chez les développeurs en raison de performances insuffisantes dans des tâches concrètes comme le codage, la logique ou l’interprétation d’instructions. Le projet Llama 4.X s’inscrit dans une stratégie plus large visant à repousser les limites de l’intelligence artificielle, avec une attention particulière portée à la scalabilité et à l’entraînement de modèles massifs. Un autre modèle, appelé Behemoth, était également en cours de développement dans le cadre de la famille Llama 4, mais son lancement a été reporté en mai, selon le Wall Street Journal. Meta n’a pas commenté ces informations, renvoyant aux déclarations de Zuckerberg lors de l’appel aux investisseurs du deuxième trimestre, où il a affirmé que MSL progressait sur Llama 4.1, 4.2, ainsi que sur des modèles de nouvelle génération destinés à repousser les frontières de l’IA d’ici un an. La création de MSL s’inscrit dans une offensive stratégique de Meta pour renforcer sa position dans le domaine de l’IA. En quelques mois, le groupe a lancé une campagne de recrutement intensive, offrant des packages salariaux multimillionnaires à des chercheurs de haut niveau provenant d’OpenAI, Google DeepMind et d’autres laboratoires concurrents. Cependant, cette dynamique s’accompagne de tensions internes : au moins huit employés, dont des chercheurs, ingénieurs et un responsable produit senior, ont quitté le groupe en moins de deux mois après sa création, signalant des défis de rétention malgré les efforts de recrutement. Le chef de MSL, Alexandr Wang, a précisé dans un courrier interne que le groupe TBD avait pour mission de « former et échelonner des modèles à grande échelle afin d’atteindre une superintelligence », en développant notamment un « modèle omniscient » — une expression vague qui laisse planer des questions sur les ambitions techniques exactes. Cette réorganisation, qui a regroupé les équipes d’IA autour de quatre piliers (formation, recherche, produit, infrastructure), illustre la volonté de Meta de structurer son approche de l’IA de manière plus centralisée et ambitieuse. En résumé, Meta mise sur une accélération sans précédent pour livrer un modèle Llama performant, tout en construisant une infrastructure interne robuste. Toutefois, les premiers signes de désaffection au sein de MSL soulignent les défis opérationnels liés à la gestion de projets à très haut risque et à forte pression. Les experts du secteur estiment que si Meta parvient à livrer un modèle compétitif d’ici la fin de l’année, cela pourrait renforcer sa position face à OpenAI et Google dans la course à l’IA générale.
