Un dropout comme Zuckerberg : le cofondateur de Manus révèle son passé et son rapprochement avec Meta
Le cofondateur de Manus, Ji Yichao, a récemment partagé un message émouvant sur X, soulignant une similitude frappante entre son parcours et celui de Mark Zuckerberg. Comme le fondateur de Facebook, Ji a quitté ses études universitaires pour se consacrer à son projet entrepreneurial. Il a publié deux photos sur le réseau social : l’une le montrant jeune, devant un ordinateur, et l’autre une image de Zuckerberg, apparemment prise dans le même lieu — la célèbre « Facebook House » à Palo Alto, en Californie, où le fondateur de Meta a travaillé après avoir abandonné Harvard en 2004. « Il y a 21 ans et 13 ans, deux étudiants qui ont abandonné leurs études ont commencé leurs propres aventures dans cette même pièce. Aujourd’hui, ces chemins se croisent », a écrit Ji dans son post du lundi. Le jeune homme de 32 ans, qui a été le visage public de Manus depuis son lancement en mars, présentait alors une agente d’intelligence artificielle « polyvalente », capable d’exécuter des tâches de manière autonome. Cette startup chinoise, fondée par le studio de produits d’IA Butterfly Effect, a été rachetée par Meta, selon une annonce faite lundi. Le Wall Street Journal a révélé que le montant de l’acquisition dépassait 2 milliards de dollars. Selon des médias chinois, Ji avait commencé un diplôme en informatique à l’Université de science et technologie de Beijing (BISTU) en 2010, avant de le quitter pour se lancer dans l’entrepreneuriat. Il est revenu à l’université en 2015 et a obtenu son diplôme en 2018, selon un blog de l’établissement. Manus n’a pas encore répondu à une demande de commentaire de Business Insider. Ce parallèle avec Zuckerberg n’est pas isolé. D’autres géants de l’IA ont également des parcours universitaires interrompus : Alexandr Wang, fondateur de Scale AI, rachetée par Meta cette année, a quitté l’université, tout comme Bill Gates et Paul Allen, cofondateurs de Microsoft, Steve Jobs, fondateur d’Apple, ou encore Sam Altman, PDG d’OpenAI. Le cas de Ji intervient au moment où les diplômes universitaires sont de plus en plus remis en question. La génération Z, en particulier, se demande si le coût élevé des études justifie le retour sur investissement, surtout dans un marché du travail en mutation rapide, accéléré par l’intelligence artificielle. Fei-Fei Li, professeure à Stanford surnommée la « mère de l’IA », a récemment affirmé que, dans son entreprise, le diplôme universitaire compte moins que les compétences réelles lors du recrutement de développeurs. Toutefois, une étude publiée en avril par la Réserve fédérale de New York montre qu’un diplôme reste avantageux à long terme, à condition de choisir une filière adaptée aux besoins du marché. Manus, qui a transféré son siège à Singapour en milieu 2025, a dépassé 100 millions de dollars de revenus récurrents annuels. Meta a assuré qu’elle continuerait à proposer le service Manus sous forme de produit indépendant, tout en intégrant ses technologies dans ses propres plateformes.
