OpenAI libérée de l'obligation de conserver les conversations supprimées, mais certains utilisateurs restent concernés
OpenAI n’est plus obligé de conserver les historiques de conversation supprimés dans ChatGPT, mettant fin à une décision controversée. Cette modification intervient après une décision judiciaire qui a levé l’obligation imposée à l’entreprise de garder les données d’interactions même après suppression par les utilisateurs. L’ordonnance initiale, rendue en 2023, avait été critiquée pour son impact sur la vie privée, suscitant des inquiétudes parmi les utilisateurs préoccupés par la conservation de leurs échanges sensibles. Bien que la directive soit désormais levée, certains utilisateurs signalent toujours des problèmes : leurs conversations supprimées semblent avoir été conservées malgré leurs actions. Cette situation soulève des questions sur la transparence des pratiques de stockage de données chez OpenAI, notamment concernant la manière dont les informations sont gérées après une suppression formelle. L’entreprise affirme avoir mis en œuvre des ajustements techniques pour garantir que les historiques supprimés ne soient plus stockés de manière persistante. Toutefois, les cas isolés rapportés suggèrent que des délais ou des processus de synchronisation pourraient encore permettre une rétention temporaire des données, notamment dans les systèmes de sauvegarde ou de traitement backend. Cette évolution marque une victoire pour les défenseurs de la vie privée, qui avaient longtemps dénoncé la pratique de conservation des données comme contraire aux principes de droit à l’oubli. Elle reflète également la pression croissante exercée sur les géants de la tech pour qu’ils adoptent des politiques plus rigoureuses en matière de gestion des données personnelles. OpenAI a rappelé que les utilisateurs peuvent désormais supprimer leurs conversations sans risque de conservation illégale, et a renforcé ses politiques de confidentialité pour mieux aligner ses pratiques avec les réglementations comme le RGPD en Europe. Malgré ces efforts, la confiance des utilisateurs reste fragile, et les experts appellent à une surveillance continue pour s’assurer que les promesses de suppression sont pleinement respectées. En somme, si la fin de l’obligation de conservation marque un tournant positif, les effets persistants de la décision précédente montrent que la gestion des données dans les IA génératives reste un défi complexe, exigeant à la fois rigueur technique et transparence accrue.
