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Asie : près de la moitié des organisations ciblent l’IA comme priorité stratégique d’ici 2026, face à un défi croissant de gouvernance

Près de la moitié des dirigeants de gouvernance en Asie (48 %) ont indiqué que l’adoption de l’intelligence artificielle (IA) deviendra une priorité stratégique pour 2026, surpassant même la recherche de croissance (45 %), la gestion des risques cyber (39 %) et les enjeux géopolitiques (32 %). Cette volonté de s’engager dans l’innovation malgré un contexte économique et géopolitique incertain reflète une stratégie proactive des conseils d’administration asiatiques. Selon Dottie Schindlinger, directrice exécutive du Diligent Institute, « le plus grand risque dans l’ère de l’IA n’est pas la technologie elle-même, mais le fossé de gouvernance qu’elle creuse ». Le rapport APAC Governance Outlook 2026, publié par le Diligent Institute en collaboration avec l’Institut singapourien des administrateurs (SID) et l’Institut australien de gouvernance (GIA), révèle que 57 % des organisations asiatiques ont déjà intégré l’IA dans au moins une fonction opérationnelle. En 2026, 70 % des conseils d’administration considèrent la transformation numérique — incluant les risques et opportunités liés à l’IA — comme la priorité absolue de leur agenda, suivie par les stratégies de croissance (68 %). En revanche, seulement 9 % accordent une priorité aux pressions des actionnaires, et 13 % aux fusions-acquisitions, ce qui témoigne d’un recentrage sur l’innovation interne plutôt que sur des mouvements externes. Cependant, l’accélération de l’IA expose un décalage critique entre sa mise en œuvre et les cadres de gouvernance. L’IA agente — des systèmes capables d’agir de manière autonome — suscite des inquiétudes majeures : 64 % des répondants citent des risques liés à la qualité et à la confidentialité des données, tandis que 61 % déclarent manquer de processus de gouvernance pour encadrer les décisions prises par l’IA. Malgré l’enthousiasme pour ses bénéfices en efficacité (86 % des répondants), le manque de compétences numériques au sein des conseils s’impose comme un frein majeur. Près de 7 sur 10 (68 %) estiment que le développement de compétences technologiques est essentiel, mais seulement 31 % ont imposé une formation des administrateurs sur l’IA, et 28 % ont recruté des administrateurs possédant une expertise en IA. Terence Quek, PDG de l’Institut singapourien des administrateurs, insiste : « Dans le paysage d’affaires dominé par l’IA, la gouvernance est devenue une impérative stratégique. Les conseils doivent investir dans l’éducation continue et le renforcement des compétences pour assurer la résilience face à la complexité technologique croissante. » Ce rapport, basé sur un sondage mené de la fin juillet à début septembre 2025 auprès de 187 professionnels de la gouvernance (administrateurs, secrétaires sociaux, directeurs juridiques, responsables des risques) dans des organisations publiques, privées et à but non lucratif en Asie-Pacifique, met en lumière l’urgence d’aligner les cadres de gouvernance sur l’innovation technologique. En évaluation, les experts soulignent que la réussite future des organisations dépendra moins de la technologie adoptée que de la capacité des conseils à en maîtriser les risques, à éduquer leurs membres et à instaurer des processus de surveillance robustes. Les entreprises leaders en gouvernance ne se contentent pas d’adopter l’IA, elles en font un pilier de leur stratégie de résilience, de transparence et d’innovation responsable.

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