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AI accroît le sentiment de surcharge au travail, malgré une utilisation majoritairement basique

Les travailleurs se sentent plus surchargés au travail en 2025 sous la pression de l’IA, selon une étude d’EY Si vous avez l’impression que votre charge de travail a augmenté en 2025, vous n’êtes pas seul. Une nouvelle étude d’EY menée auprès de 15 000 employés révèle que près des deux tiers d’entre eux estiment que leur charge de travail a augmenté au cours des 12 derniers mois. Bien que l’IA ne soit pas directement responsable de cette surcharge, elle joue un rôle majeur dans ce sentiment d’urgence. Selon Kim Billeter, responsable mondiale des ressources humaines chez EY, « nos recherches ne montrent pas que l’IA augmente réellement la charge de travail ». Cependant, l’anxiété généralisée liée à l’intelligence artificielle — peur de perdre ses compétences, manque de formation, incertitude sur l’avenir de son poste — contribue fortement à une pression accrue pour performer. « Ce mélange de pression, d’incertitude et de crainte de se faire dépasser laisse beaucoup de gens épuisés », explique-t-elle. Un point clé : la formation. Beaucoup d’employés sont censés acquérir de nouvelles compétences tout en assurant leurs tâches habituelles, ce qui aggrave le sentiment d’être débordé. L’étude, publiée dans le rapport annuel Work Reimagined d’EY, s’appuie sur des réponses de 15 000 employés et 1 500 employeurs dans 29 pays. Même si la perception n’est pas toujours une mesure exacte de la réalité, Billeter estime que les charges de travail pourraient effectivement augmenter à l’échelle mondiale. « Des pressions économiques poussent les organisations à adopter une logique du “faire plus avec moins”. Moins de personnes sont chargées de plus de tâches, et la complexité des rôles croît avec la transition vers des modèles basés sur les compétences, exigeant une formation continue tout en gérant les responsabilités existantes. » En matière d’IA, une mauvaise intégration et un manque de formation peuvent provoquer des pics temporaires de charge de travail. Comme l’a récemment signalé Business Insider, de nombreux travailleurs aux États-Unis se plaignent d’un flot croissant de contenus générés par l’IA, qualifiés de « workslop » (sloppiness de travail). Ces contenus, bien qu’organisés et professionnels en apparence, manquent souvent de substance, obligeant les utilisateurs à passer du temps à les trier, ce qui augmente finalement leur charge. Ce paradoxe, connu sous le nom de « paradoxe de la productivité », résume le constat : l’usage croissant de l’IA ne se traduit pas nécessairement par une productivité réelle. L’étude d’EY révèle que 88 % des employés utilisent l’IA au travail, mais la majorité se contente d’applications basiques comme la recherche ou la synthèse de documents. Ces outils permettent d’économiser quelques heures ici ou là, mais n’ont pas d’impact profond sur la manière dont le travail est accompli ou sur la performance de l’entreprise. Seulement 5 % des répondants sont des utilisateurs avancés, capables d’associer plusieurs outils et d’exploiter l’IA comme un partenaire de réflexion, plutôt que comme un simple outil. En conséquence, les entreprises laissent passer près de 40 % des gains de productivité que l’IA pourrait leur offrir, selon EY. Pour surmonter ces défis, Billeter insiste sur l’importance de l’aspect humain de l’adoption de l’IA. « Gagner un avantage en intelligence artificielle est inextricablement lié à la qualité de la base humaine », affirme-t-elle. EY a identifié cinq piliers, qu’elle appelle le « Talent Advantage » : excellence de l’adoption de l’IA, apprentissage continu, santé du talent, culture organisationnelle et systèmes de récompense. « Investir dans la technologie n’est pas suffisant. L’ère de l’IA exige de construire des fondations humaines solides, combinées à une technologie avancée, de manière synchronisée et intégrée, pour déclencher une transformation significative du travail », conclut-elle.

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