Le tourbillon des talents s’accélère dans les laboratoires d’IA : OpenAI et Anthropic se livrent une guerre des cerveaux
Le laboratoire d’IA tourne désormais à plein régime, comme une roue qui ne cesse de s’accélérer. Hier encore, le monde de l’intelligence artificielle a été secoué par le départ soudain et probablement tendu de trois hauts responsables du laboratoire Thinking Machines, dirigé par Mira Murati. Tous trois ont été rapidement recrutés par OpenAI, qui semble désormais être le refuge de choix pour les talents les plus prometteurs du secteur. Et ce n’est pas fini : selon Alex Heath, deux autres employés devraient rejoindre OpenAI dans les prochaines semaines. Dans un contexte déjà tendu, les rivalités entre géants de l’IA s’intensifient. Anthropic continue de renforcer ses équipes en recrutant des chercheurs en alignement — une discipline cruciale pour garantir que les modèles d’IA agissent selon des valeurs humaines. Le Verge révèle ainsi que Andrea Vallone, une des principales responsables de la recherche en sécurité chez OpenAI, a quitté la société pour rejoindre Anthropic. Spécialiste de la manière dont les modèles d’IA réagissent aux questions liées à la santé mentale, Vallone est une figure clé dans un domaine particulièrement sensible pour OpenAI, après les récents incidents de « servilité excessive » de ses modèles. Son arrivée à Anthropic s’inscrit dans une dynamique plus large : elle travaillera désormais sous la direction de Jan Leike, qui avait quitté OpenAI en 2024, exprimant publiquement ses inquiétudes quant à l’insuffisance des efforts de sécurité au sein de l’entreprise. Ce départ, ainsi que celui de Vallone, souligne une perte stratégique pour OpenAI, qui peine à retenir les meilleurs esprits dans un domaine où la compétition est féroce. Et pour couronner le tout, OpenAI a encore frappé. Max Stoiber, ancien directeur de l’ingénierie chez Shopify, va rejoindre la société pour travailler sur son projet longtemps évoqué : un système d’exploitation dédié à l’IA. Selon ses propres mots, il rejoindra une « petite équipe à forte autonomie », ce qui suggère un projet ambitieux, peut-être encore confidentiel, mais dont l’impact pourrait être majeur. En quelques semaines, OpenAI a réussi à renforcer son équipe avec des talents de haut niveau, tout en voyant partir des figures centrales de sa recherche en sécurité. Ce mouvement de personnel reflète une réalité croissante : dans le domaine de l’IA, la compétition pour les meilleurs chercheurs et ingénieurs est si intense que les laboratoires semblent être pris dans une roue de rotation perpétuelle, où les talents passent d’un géant à l’autre sans cesse.
