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Musk dévoile son rêve cosmique : une IA-soleil, des datacenters en orbite et une civilisation de type II

Elon Musk a un côté geek assumé. Son mémo interne sur la fusion de SpaceX et d’xAI en est la preuve flagrante. Marc Piasecki/Getty Images Depuis des années, le milliardaire n’a jamais caché son amour pour la culture geek : ses communications internes foisonnent d’effets de style tirés de la science-fiction, de termes techniques aux accents de physicien, et d’un humour de papa qui ferait rougir le comique Nate Bargatze. Ainsi, le dernier mémo de Musk — annonçant la fusion de SpaceX et d’xAI — ne ressemble pas à un communiqué classique de fusions-acquisitions. Il ressemble davantage à un manifeste de science-fiction, évoquant des « soleils sensés », des centres de données orbitaux et le destin de l’humanité parmi les étoiles. Oubliez Le Guide du voyageur galactique : voici votre guide du mémo de Musk. « Soleil sensible » Le mémo s’ouvre sur une phrase qui ferait frémir un scénariste hollywoodien : Musk imagine construire un « soleil sensible ». Ce n’est pas une métaphore littéraire, mais une vision d’une intelligence artificielle d’une puissance colossale, consommant énormément d’énergie, centralisée et si vaste qu’elle évoque une étoile. Sauf qu’au lieu de diffuser lumière et chaleur, ce « soleil » émettrait de l’intelligence générée par ordinateur, rayonnant vers la Terre. « Civilisation de type Kardashev II » Ici, le ton devient nettement plus scientifique. Musk écrit : « Lancer une constellation d’un million de satellites fonctionnant comme des centres de données orbitaux est une première étape vers une civilisation de type Kardashev II. » Il fait référence à l’échelle de Kardashev, un cadre théorique élaboré dans les années 1960 par l’astronome soviétique Nikolai Kardashev. Une civilisation de type I maîtrise toute l’énergie disponible sur sa planète. Une de type II capte l’intégralité de l’énergie d’une étoile. L’humanité actuelle se situe encore bien en dessous du type I. « Centres de données orbitaux » Musk propose de déplacer les immenses centres de données — ces installations énergivores qui alimentent l’IA moderne — hors de la Terre, dans l’espace. L’idée ? Profiter d’une source d’énergie presque inépuisable : le soleil, sans interruption. Comme il le dit dans le mémo : « Il fait toujours beau dans l’espace. » « Transfert de carburant en orbite » SpaceX imagine créer une station-service spatiale. En 2026, selon SpaceNews, une navette tanker devrait être mise en service. Actuellement, les fusées emportent tout leur carburant dès le décollage. Ce système permettrait aux vaisseaux de ne pas transporter inutilement du carburant, optimisant ainsi l’espace pour d’autres charges. « Railgun électromagnétique » Il s’agit d’un gigantesque canon électrique capable de lancer des cargaisons vers l’espace sans utiliser de propergol. L’idée rappelle un dispositif décrit dans le roman de science-fiction Zéro à quatre-vingts (1937). SpaceX envisage de construire un tel système sur la Lune, où la gravité plus faible et l’absence d’atmosphère rendraient le lancement bien plus efficace. « Ad Astra ! » Le mémo se termine sur une touche poétique et symbolique. Musk signe « Ad Astra », mot latin signifiant « vers les étoiles ». Une référence directe à son ambition de faire émerger une humanité multiplanétaire. Ce n’est pas la première fois qu’il utilise ce slogan : en 2014, il avait lancé une école Montessori pour enfants de 3 à 9 ans portant le même nom, avec un programme axé sur les sciences, la technologie, l’ingénierie et la résolution de problèmes.

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