OpenAI et Jony Ive préparent un mystérieux appareil : l’avenir de la tech ou une simple enceinte intelligente ?
Sam Altman et Jony Ive travaillent ensemble sur un mystérieux appareil matériel pour OpenAI, un projet qui suscite à la fois l’excitation et la méfiance. Bien que l’on ne sache encore rien de précis sur son apparence, ses fonctionnalités ou son utilité concrète, le nom de Jony Ive — légendaire designer d’Apple — ajoute une touche d’intrigue. Dans une récente interview avec Laurene Powell Jobs, les deux hommes ont évoqué le projet, indiquant qu’il devrait être prêt dans deux ans et qu’il devra passer le test du « coup de langue » (c’est-à-dire être suffisamment attrayant pour qu’on ait envie de le lécher, une métaphore de l’ergonomie et de l’expérience utilisateur). Pourtant, face à l’omniscience de notre smartphone, difficile de concevoir un nouvel appareil qui puisse vraiment s’imposer comme indispensable. Les spéculations vont de l’idée d’un petit haut-parleur intelligent, proche de l’iPod Shuffle, à celle d’un accessoire portatif, presque un « compagnon ». Des tentatives antérieures, comme l’AI Pin — un petit appareil clipable capable d’analyser visuellement et auditivement son environnement — ont échoué, victimes de performances instables, de critiques négatives et d’un concept jugé trop intrusif. De même, le collier Friend, conçu pour écouter les conversations et agir comme une « amie » IA, a été rapidement dénoncé comme dystopique, avec des affiches dans les métros de New York vandalisées. Des alternatives plus sobres existent, comme le Plaud Note, un petit dispositif qui enregistre des réunions ou des cours pour en produire des résumés intelligents. Un usage utile, certes, mais qui ne révolutionne pas la vie quotidienne. En tant que journaliste, je reconnais l’apport de l’IA dans la transcription des entretiens, mais je reste réticent à l’idée d’être constamment enregistré, surtout dans des contextes personnels ou professionnels sensibles. J’ai une Alexa, que j’utilise régulièrement, mais je n’imagine pas m’ouvrir à une interaction vocale constante avec un nouvel appareil. L’idée de parler à un objet dans un bureau ou un supermarché me met mal à l’aise. Même si l’IA a progressé, le changement de comportement qu’impliquerait un tel dispositif me semble trop radical. Deux ans, c’est long. Peut-être que ce nouvel appareil surprendra, qu’il réinvente l’interaction homme-machine. Mais pour l’instant, les signes ne sont pas encourageants. Le risque, c’est qu’il s’agisse d’un simple « Siri amélioré » — un produit technologiquement raffiné, mais sans réelle innovation. En tant que passionné de gadgets, j’espère me tromper. Mais pour l’instant, je reste sceptique. Les experts du secteur soulignent que la réussite d’un tel projet dépendra moins de la puissance technique que de la capacité à intégrer naturellement l’IA dans la vie quotidienne sans créer de résistance psychologique. Des entreprises comme Apple, Google ou Meta ont déjà testé ce terrain, avec des résultats mitigés. Le défi n’est pas seulement technique, mais humain. Si OpenAI et Jony Ive parviennent à surmonter cette barrière, le produit pourrait marquer une rupture. Sinon, il risque de rejoindre la longue liste des gadgets prometteurs mais finalement oubliés.
