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L’intelligence artificielle menace les journaux prédateurs en améliorant la qualité des manuscrits

Les outils d’intelligence artificielle (IA) pour l’écriture scientifique sont en train de transformer la préparation des manuscrits, en offrant des conseils précis sur la structure argumentative, la cohérence logique et l’alignement avec les normes des revues académiques. Cette évolution suscite un débat croissant sur l’utilisation et la déclaration de l’IA dans la recherche (voir Nature 641, 574–578 ; 2025). Un bénéfice potentiel majeur de ces outils réside dans la réduction des barrières liées à l’édition, ce qui pourrait diminuer l’attrait des revues prédatrices — ces publications qui facturent aux auteurs pour publier sans effectuer de vérification de qualité. En effet, ces revues exploitent souvent les pressions liées à la publication, notamment chez les chercheurs en situation précaire ou dans des pays à ressources limitées. Grâce à l’IA, les auteurs peuvent désormais améliorer significativement la qualité de leurs manuscrits sans recourir à des services éditoriaux coûteux ou douteux. Cela réduit ainsi la nécessité de publier dans des revues peu rigoureuses pour atteindre un seuil minimal de visibilité. De plus, les outils d’IA permettent une révision rapide, une correction de style, et même des suggestions pour renforcer la clarté et la rigueur scientifique, ce qui renforce la confiance dans les processus de publication traditionnels. En conséquence, l’essor de l’IA pourrait contribuer à désincentiver la publication dans des revues prédatrices, tout en renforçant l’intégrité du système éditorial. Cependant, cette transformation soulève aussi des préoccupations éthiques, notamment sur la transparence, la responsabilité de l’auteur et les risques d’automatisation excessive du jugement scientifique. Il est donc essentiel de développer des lignes directrices claires pour l’utilisation de l’IA dans la recherche, garantissant à la fois son efficacité et sa conformité aux principes éthiques de l’écriture académique. Des experts du secteur soulignent que l’IA, bien utilisée, peut servir d’égaliseur dans la recherche, en particulier pour les chercheurs non natifs de langue anglaise, souvent désavantagés par les normes linguistiques rigoureuses des revues prestigieuses. Toutefois, une mauvaise utilisation ou une dépendance excessive à l’IA pourrait nuire à l’originalité et à la pensée critique. Des institutions comme Purdue University et Ball State University, où travaillent les auteurs de ce courrier, mettent en place des programmes de formation pour guider les chercheurs dans l’usage responsable de l’IA. Ces initiatives visent à intégrer l’IA comme un outil complémentaire, non substitutif, au processus de recherche. En somme, l’IA a le potentiel de renforcer l’intégrité scientifique en rendant la publication plus accessible, plus équitable et plus rigoureuse — à condition qu’elle soit encadrée par des pratiques éthiques et des politiques claires.

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