La Maison Blanche enquête sur l’intrusion dans le téléphone de la cheffe de cabinet de Trump utilisant l’IA pour usurper son identité
La Maison Blanche mène actuellement une enquête après que des individus non identifiés se soient introduits dans le téléphone personnel de Susan Wiles, la cheffe de cabinet de la présidentielle, et aient utilisé ses informations pour contacter d'autres hauts responsables et se faire passer pour elle. Selon des sources citées par The Wall Street Journal, l'incident a été révélé par Susan Wiles elle-même, qui a informé son entourage que son smartphone avait été piraté. Plusieurs contacts ont reçu des appels téléphoniques où des personnes prétendaient être Wiles, utilisant la technologie d'intelligence artificielle (IA) pour imiter sa voix. En outre, des textos envoyés depuis un numéro different ont également été signalés. CBS News a confirmé l'information rapportée par le Journal. Lorsqu'interrogée par TechCrunch, Anna Kelly, porte-parole de la Maison Blanche, n'a pas précisé si un compte cloud lié au téléphone de Wiles avait été compromis ou si une attaque plus sophistiquée, comme celle impliquant des logiciels espions de grade gouvernemental, avait été utilisée contre lui. La Maison Blanche a cependant affirmé qu'elle prenait très au sérieux la cybersécurité de tous ses employés et que cette affaire faisait toujours l'objet d'une enquête. C'est la deuxième fois que Wiles est visée par des pirates. En 2024, The Washington Post avait révélé que des hackers iraniens avaient tenté de compromettre son compte de messagerie personnel. Selon le Journal de vendredi, ces tentatives n'étaient pas vaines : les hackers sont parvenus à s'introduire dans son email et ont obtenu un fichier confidentiel sur JD Vance, alors colistier de Donald Trump pour la vice-présidence. Cet incident vient s'ajouter à une série de problèmes de cybersécurité qui ont affecté l'administration Trump depuis son entrée en fonction. En mars 2024, Michael Waltz, ancien conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, a involontairement ajouté un journaliste à un groupe Signal de hauts responsables gouvernementaux, among whom were JD Vance and Susan Wiles. Ce groupe discutait des plans d'un raid aérien militaire prévu au Yémen. Des enquêtes ultérieures ont révélé que les fonctionnaires utilisaient une version modifiée de Signal, connue sous le nom de TeleMessage. Cette application, conçue pour archiver les messages dans le cadre de l'administration, a été victime d'au moins deux attaques distinctes, exposant le contenu des communications privées de ses utilisateurs. Ces événements soulignent l'importance critique de la cybersécurité au sein de l’administration fédérale et mettent en lumière les vulnérabilités potentielles des outils de communication apparemment sécurisés. L'incident actuel avec le téléphone de Wiles, comme ceux impliquant son compte email et l'application TeleMessage, souligne la nécessité de mettre en place des mesures de protection plus robustes pour protéger les informations sensibles des hauts fonctionnaires.
