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Prototype MingKwai, l'ancêtre de l'informatique chinoise, trouve refuge à Stanford

Le Prototypé du MingKwai retrouvé au domicile familial trouve sa place à Stanford Cette année, un objet insolite découvert dans le sous-sol d'un foyer new-yorkais a suscité une immense surprise et une curiosité internationale. Jennifer Felix et son mari, pendant le nettoyage du domicile de feu son grand-père, ont trouvé ce qui ressemblait à une machine à écrire datant des années 1940, ornée de caractères chinois. Intrigués et soucieux d'identifier l'objet, ils se sont tournés vers les réseaux sociaux, postant des photos sur Facebook et Reddit. L'une des réactions de l'époque était on ne peut plus concise : "C'est une MingKwai, une machine à écrire chinoise. Est-ce qu'elle vaut quelque chose ? Elle pèse un quintal !" Ces messages ont rapidement attiré l'attention de centaines d'experts en machines à écrire, de chercheurs, de conservateurs de musées et de collectionneurs. Beaucoup ont offert d'acheter la machine, mais c'est une suggestion qui a vraiment changé le cours des choses. L'un des commentaires a conduit Felix à un livre écrit par Thomas Mullaney, professeur à Stanford et spécialiste de l'histoire moderne chinoise et de la technologie, intitulé The Chinese Typewriter: A History. Ce livre consacre un chapitre entier à la MingKwai. Lin Yutang, l'inventeur de la MingKwai, était un écrivain, traducteur et commentateur culturel chinois né aux États-Unis. Dans les années 1940, il conçut une machine unique qui n'était pas une machine à écrire au sens classique du terme, mais un dispositif ingénieux permettant de retrouver les caractères chinois de manière novatrice. Contrairement à la plupart desmachines à écrire, dont les touches impriment les symboles correspondants directement sur le papier, le procesus de la MingKwai est bien plus complexe. Selon Mullaney, l'appui sur une touche des trois rangées supérieures fait pivoter les rouages internes de la machine. Une pression sur une touche des rangées moyennes entraîne une deuxième rotation, faisant apparaître huit caractères dans une petite fenêtre appelée par Lin le "magic eye" ou œil magique. Enfin, le typiste sélectionne l'un de ces caractères en appuyant sur l'une des touches numérotées de la rangée inférieure. “Lin a inventé une machine qui transformait l'acte mécanique d'écrire en un processus de recherche,” explique Mullaney. “La combinaison de 'recherche' et de 'rédaction' préfigurait une interaction homme-machine désormais appelée entrée, ou shuru en chinois.” En 1947, la société Carl E. Krum a fabriqué ce qui est considéré comme l'unique prototype de cette invention révolutionnaire. Toutefois, un an plus tard, Lin Yutang, endetté et incapable de générer suffisamment d'intérêt pour produire en masse sa machine, a vendu le prototype ainsi que les droits commerciaux à la Mergenthaler Linotype Company. Son grand-père travaillant en tant que machiniste chez Mergenthaler Linotype, c'est là que la machine a trouvé refuge temporaire. Malheureusement, la société n'a jamais mis en production le MingKwai, et le prototype a ensuite disparu, ne subsistant dans l'histoire que par des documents de brevet et autres pièces justificatives. Un Instrument Unique pour la Recherche Académique Félix, comprenant l'importance historique et technologique de la machine, a décidé de la confier à Stanford University. Avec l'appui de la fondation familiale Bin Lin et Daisy Liu, les bibliothèques de Stanford ont pu acquérir le MingKwai. Cette acquisition inclut également un fonds destiné à sa conservation et à son entretien. “A Stanford, le MingKwai sera utilisé dans des recherches, des expositions et des programmes académiques,” déclare Regan Murphy-Kao, directrice de la bibliothèque de l'Asie de l'Est. “Le MingKwai a résolu de manière innovante le défi d'intégrer plus de 80 000 caractères chinois à une machine de taille raisonnable. Trois touches et l'utilisation d'un dispositif spécial de visualisation – l’œil magique de Lin – permettent d'imprimer un caractère unique non correspondant directement aux symboles du clavier.” Michael A. Keller, l'Universitaire Universitaire des Bibliothèques, exprime sa gratitude envers Jennifer Felix et la fondation Bin Lin et Daisy Liu : “Nous sommes extrêmement chanceux d'avoir reçu cette découverte majeure grâce à la générosité de Jennifer Felix et de la Bin Lin and Daisy Liu Family Foundation. Le MingKwai et son clavier chinois complexe et unique fascineront les étudiants et les chercheurs.” L'Impact Historique et Technologique La MingKwai n'est pas seulement un artefact fascinant ; c'est un jalon significatif dans l'évolution de la technologie linguistique. Alors que l'écrasante majorité des langues utilisent une poignée de lettres pour former des mots, le chinois requiert la manipulation de milliers de caractères uniques. Lin Yutang a repensé ce processus, proposant une solution à l'encombrement et à la complexité inhérents aux premières tentatives de machines à écrire chinoises. Sa création préfigure non seulement les systèmes modernes d'entrée de données, mais aussi les interfaces utilisateur avancées qui caractérisent aujourd'hui les ordinateurs. Evaluation Professionnelle et Profil de l'Entreprise Les experts en technologie et en histoire reconnaissent l'importance de la MingKwai, qui symbolise une innovation majeure dans le domaine de la saisie de textes en langue chinoise. Stanford University Libraries, reconnu pour sa rigueur académique et sa préservation des artefacts historiques, a une mission claire et engageante en matière de recherche et de diffusion des connaissances. Cette acquisition témoigne de leur engagement envers la technologie et la culture chinoises, renforçant ainsi la position de Stanford comme leader dans ces domaines.

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