OpenAI, le plus grand utilisateur de Slack au monde, mise sur les outils classiques pour booster son efficacité
Brad Lightcap, directeur général d’OpenAI, a révélé lors d’une interview sur le podcast Term Sheet de Fortune que son entreprise était probablement l’utilisatrice la plus active au monde de Slack, le outil de communication d’équipe. Malgré les promesses d’innovation radicale des entreprises d’intelligence artificielle, OpenAI continue de s’appuyer fortement sur des plateformes classiques comme Slack, qui reste au cœur de ses opérations internes. Lightcap a souligné que l’entreprise utilise « toutes les solutions SaaS canoniques » disponibles, notamment Salesforce, acquise par Slack en 2020 pour 27,7 milliards de dollars. Cette dépendance aux outils SaaS s’explique par leur rôle fondamental dans la coordination, la gestion des ventes et la collaboration au sein de l’organisation. L’ancien ingénieur d’OpenAI, Calvin French-Owen, avait déjà décrit dans un billet de blog en juillet une culture interne sans courrier électronique : « Tout, et je veux dire tout, fonctionne sur Slack. Il n’y a pas d’e-mail. J’ai peut-être reçu une dizaine d’e-mails au total pendant mon temps là-bas. » Cette absence d’email illustre une transition complète vers un mode de communication plus fluide, instantané et intégré, typique des startups technologiques modernes. Cependant, Lightcap insiste sur le fait que l’IA n’a pas pour vocation de remplacer ces outils, mais plutôt de s’insérer « entre les lignes » des workflows existants. L’intelligence artificielle, selon lui, peut améliorer l’efficacité en automatisant des tâches répétitives, en analysant les conversations, en générant des résumés ou en aidant à prioriser les messages. Par exemple, OpenAI a lancé en octobre une suite d’outils collaboratifs, incluant un assistant de vente entrante et un chercheur de contrats, qui s’intègrent directement dans les environnements comme Slack ou Salesforce. Cette approche montre que, loin d’être une rupture radicale, l’IA se positionne comme un complément aux systèmes établis. Les entreprises comme OpenAI montrent que la transformation numérique ne passe pas nécessairement par l’abandon des outils existants, mais par leur enrichissement grâce à l’intelligence artificielle. L’accent est mis sur l’efficacité, la rapidité et la fluidité des processus, plutôt que sur une révolution technologique totale. En termes d’évaluation, des experts du secteur soulignent que cette stratégie est pragmatique : les SaaS comme Slack et Salesforce ont prouvé leur robustesse et leur capacité d’adaptation. L’intégration de l’IA dans ces écosystèmes permet de maximiser la valeur des données existantes sans perturber les habitudes des équipes. Pour OpenAI, cette approche renforce sa position de leader en matière d’IA appliquée au travail, tout en maintenant une infrastructure stable et évolutif.
