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OpenAI vilipendé pour ses contrôles parentaux : les utilisateurs réclament plus de confiance, les experts alertent sur la protection des adolescents

Les contrôles parentaux récemment introduits par OpenAI font l’objet de vives critiques, notamment de la part d’experts en prévention du suicide, qui estiment que les mesures mises en place restent insuffisantes pour protéger les adolescents. Bien que l’entreprise ait annoncé des outils permettant aux parents de surveiller l’activité de leurs enfants sur ses plateformes comme ChatGPT, de nombreux utilisateurs s’indignent, estimant que ces restrictions traitent les jeunes comme des enfants incapables de gérer leur propre usage, plutôt que comme des individus en pleine construction de leur autonomie. « On nous dit de traiter les jeunes comme des adultes, mais en même temps, on leur impose des contrôles qui les infantilisent », dénonce un utilisateur sur les réseaux sociaux, reflétant une colère croissante parmi les adolescents et les jeunes adultes. Pour eux, ces outils parentaux ne font qu’ajouter une couche de surveillance intrusive, sans véritablement améliorer la sécurité en ligne. Beaucoup soulignent que les vrais risques — comme la pression sociale, la dépression ou les contenus dangereux — ne sont pas résolus par des systèmes de blocage ou de suivi, mais par une éducation numérique et un accompagnement psychologique. Les experts en santé mentale partagent ce point de vue. Selon eux, la prévention du suicide chez les jeunes ne repose pas sur la surveillance, mais sur la création d’un environnement numérique bienveillant, où les adolescents se sentent écoutés, compris et soutenus. « Les contrôles parentaux peuvent sembler une solution rapide, mais ils n’abordent pas les causes profondes des souffrances des jeunes », explique une psychologue spécialisée dans les troubles de l’adolescence. « Au lieu de surveiller, nous devrions écouter. Au lieu de bloquer, nous devrions accompagner. » OpenAI affirme que ses outils sont conçus pour aider les familles à prendre des décisions éclairées, en offrant un équilibre entre sécurité et autonomie. Mais les critiques insistent : la mise en place de ces fonctionnalités sans consultation approfondie des jeunes eux-mêmes, ni d’experts en développement adolescent, révèle une vision paternaliste de la jeunesse. « On ne protège pas les adolescents en les traitant comme des mineurs en danger permanent », note un chercheur en éthique numérique. « On les protège en les respectant. » En définitive, la controverse soulève une question plus large : comment concevoir des outils numériques qui protègent sans infantiliser, qui sécurisent sans pénaliser la liberté d’expression. Pour les jeunes, les experts et de nombreux utilisateurs, la réponse ne réside pas dans des contrôles plus stricts, mais dans une approche plus humaine, plus collaborative, et fondée sur la confiance.

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