Nvidia atteint 5 billions, Huang rejette les craintes d'une bulle IA
Le PDG d’Nvidia, Jensen Huang, voit sa fortune grimper de 51 milliards de dollars en un an, atteignant 174 milliards de dollars selon l’indice des milliardaires de Bloomberg. Cette progression fulgurante s’inscrit dans un contexte de croissance exceptionnelle de l’entreprise, devenue la première société au monde à atteindre une capitalisation boursière de 5 billions de dollars. En seulement une semaine, sa richesse a augmenté de 17 milliards de dollars, le plaçant au neuvième rang mondial, juste derrière Steve Ballmer et devant Michael Dell. Bien que sa participation dans la société ait été diluée au fil du temps — contrairement à Elon Musk chez Tesla ou Warren Buffett chez Berkshire Hathaway — Huang reste un acteur clé de l’essor d’Nvidia. Le 14 avril, lors de la conférence GTC d’IA à Washington, Huang a annoncé que l’entreprise s’attendait à recevoir des commandes pour 500 milliards de dollars en puces d’IA, une estimation qui a suscité l’enthousiasme des analystes et renforcé la confiance des investisseurs. Il a également dévoilé des plans pour construire sept supercalculateurs pour le gouvernement américain, renforçant ainsi le rôle stratégique d’Nvidia dans les infrastructures technologiques nationales. Durant son discours, Huang a même salué le président Donald Trump, concluant son intervention avec le slogan « Faire de l’Amérique la plus grande », un geste qui a probablement contribué à dynamiser le marché. Trump, en déplacement en Asie, a laissé entendre que les États-Unis pourraient autoriser la vente aux États-Unis des puces Blackwell les plus avancées d’Nvidia en Chine, lors d’un futur entretien avec le président Xi Jinping. Bien que l’accès au marché chinois reste incertain — notamment pour les puces H20 moins performantes — cette perspective a alimenté les espoirs d’un retour massif d’Nvidia sur un marché stratégique. Le manque de guidance officielle sur cette réouverture laisse toutefois planer une incertitude, mais pourrait aussi amplifier la croissance si une entente est conclue. Les résultats des géants de l’IA comme Microsoft, Meta et Alphabet, attendus ce même jour, pourraient encore renforcer la dynamique, si leurs dépenses en équipements (capex) restent élevées. En parallèle, Nvidia a annoncé un investissement de 1 milliard de dollars dans Nokia, pour collaborer sur le développement de la technologie 6G, marquant une extension de son influence dans le domaine des réseaux. Malgré cette ascension fulgurante, des inquiétudes persistent. Des institutions comme le FMI et la Banque d’Angleterre ont mis en garde contre un possible « bulle de l’IA », soulignant que les valorisations record et les dépenses massives pourraient s’effondrer si l’optimisme s’effrite. Pourtant, Huang reste confiant : « Je ne crois pas que nous soyons dans une bulle de l’IA », a-t-il affirmé après l’annonce des 500 milliards de dollars de commandes. Les actions d’Nvidia ont grimpé de plus de 3 % en préouverture, portant la société vers un seuil historique de 5 billions de dollars de capitalisation boursière. Ce bond spectaculaire illustre la transformation d’Nvidia, passée d’un fabricant de puces pour jeux vidéo à un pilier incontournable de l’ère de l’intelligence artificielle.
