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Apple TV+’s Pluribus : Un miroir troublant de l’ère de l’IA

Apple TV’s Pluribus : une allégorie pour l’ère de l’IA Les parallèles entre la série dystopique Pluribus et la nouvelle génération de technologies sont difficiles à ignorer. Depuis longtemps, je n’avais pas plongé dans une nouvelle série télévisée. Aussi, lorsque j’ai entendu parler de Pluribus, saluée par des critiques enthousiastes sur Rotten Tomatoes (98 % d’approbation au moment de cette écriture), j’ai décidé de me laisser tenter. Dès les premières minutes, on comprend pourquoi la série suscite autant d’admiration. L’action se déroule à Albuquerque, au Nouveau-Mexique, où un signal mystérieux, provenant d’une distance de 600 années-lumière, est détecté. Immédiatement, on suppose qu’il ne peut pas être humain — du moins, c’est ce que l’on croit au départ. Ce signal transporte avec lui une menace virale. Je pourrais dresser la liste des personnages et leurs noms, mais je préfère ne pas le faire. Vous trouverez toutes les informations sur le casting et l’équipe de production sur IMDb. Disons simplement que la protagoniste est une écrivaine nommée Carol, vivant à Albuquerque. Lorsque le virus pénètre dans le monde via ce signal inconnu, les conséquences sont désastreuses : des millions de personnes meurent après avoir été contaminées par une souris, dont le partenaire de Carol. Ensuite, les humains qui survivent deviennent tous reliés à un esprit collectif. Ils peuvent accéder instantanément aux pensées et aux souvenirs les uns des autres, comme Google Gemini peut puiser des informations sur le web pour répondre à une requête. Ils savent déjà tout — ou presque. Ce qui frappe dans Pluribus, c’est cette métaphore puissante de l’intelligence artificielle et de la fusion entre esprit humain et réseau numérique. Le monde devient un immense cerveau partagé, où la connaissance est instantanée, mais où l’individualité, la liberté de pensée et même la mémoire personnelle s’effacent. La série explore ainsi des questions fondamentales : jusqu’où peut-on aller dans la connexion collective sans perdre ce qui fait l’essence de l’humain ? Quand la connaissance devient trop accessible, devient-elle aussi dangereuse ? Et surtout, que devient la conscience individuelle face à une intelligence partagée ? Pluribus ne se contente pas de raconter une histoire d’apocalypse. Elle s’inscrit dans une réflexion plus large sur la direction que prend notre rapport à la technologie. À une époque où les modèles d’IA comme Gemini, ChatGPT ou les systèmes de mémoire collective commencent à transformer notre manière de penser, de communiquer et de savoir, la série frappe juste. Elle ne nous prévient pas seulement d’un futur possible, mais elle nous invite à réfléchir : que voulons-nous vraiment ? Une société où tout est connecté, où tout est partagé, où tout est instantané ? Ou une humanité capable de préserver sa singularité, même au cœur de la connectivité ? Pluribus n’est pas seulement une série à suspense. C’est un miroir. Et ce que nous y voyons, c’est peut-être ce que nous devenons déjà.

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