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Trump autorise Nvidia à vendre des puces avancées à la Chine

Le président Trump a annoncé lundi qu’il autoriserait la société californienne Nvidia à vendre ses puces informatiques avancées H200 à des clients « approuvés » en Chine, une décision qui représente un tournant significatif dans la politique américaine sur les exportations de semi-conducteurs. Cette autorisation, qui s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer la position des entreprises technologiques américaines tout en préservant la sécurité nationale, prévoit que les États-Unis percevront un prélèvement de 25 % sur les ventes de ces puces. Le président a précisé que cette mesure ne concernait pas les systèmes Blackwell, plus avancés, ni le futur système Rubin, qui resteront soumis aux restrictions existantes. Il a indiqué avoir informé le président chinois Xi Jinping de sa décision, qui aurait reçu une réponse positive. Selon Trump, les détails de l’opération seront finalisés par le Département du Commerce, et le même cadre s’appliquera à d’autres entreprises américaines de semi-conducteurs comme AMD et Intel. Une porte-parole de Nvidia a salué cette décision, la qualifiant de « juste équilibre » bénéfique pour les États-Unis. Nvidia, spécialiste du design de processeurs haut de gamme utilisés dans le développement de l’intelligence artificielle, est devenue la société cotée en bourse la plus valorisée des États-Unis, avec une capitalisation boursière d’environ 4,5 billions de dollars. Les administrations Biden et Trump ont précédemment restreint les exportations de technologies avancées vers la Chine, craignant qu’elles ne soient utilisées à des fins militaires ou ne renforcent l’industrie chinoise de l’IA au détriment des intérêts américains. Cette politique a été soutenue par des membres des deux partis politiques, tant pour des raisons de sécurité nationale que pour préserver un avantage concurrentiel américain dans le domaine de l’IA. Cependant, le PDG de Nvidia, Jensen Huang, a longtemps plaidé pour une ouverture accrue du marché chinois, arguant que les restrictions ont eu l’effet inverse : elles ont poussé la Chine à développer ses propres puces et son écosystème technologique. Huang a rencontré Trump la semaine dernière pour discuter des contrôles d’exportation. Selon des informations rapportées par Semafor, le Département du Commerce serait sur le point d’autoriser l’importation des GPU H200 de Nvidia en Chine. Bien que ces puces, lancées en 2022, soient techniquement inférieures aux derniers modèles Blackwell, elles disposent d’un avantage notable grâce à leurs 144 Go de mémoire HBM3, essentielle pour entraîner des modèles d’IA complexes. Elles surpassent même les H20, conçus spécifiquement pour respecter les règles d’exportation de 2023. Malgré l’offre de Huawei de systèmes compétitifs, de nombreuses entreprises chinoises restent fidèles aux produits Nvidia en raison de leur dépendance au logiciel CUDA. La question reste de savoir si Pékin autorisera l’entrée de ces puces, après avoir déjà bloqué les H20 plus anciens. Cette décision marque une tentative de rééquilibrage entre sécurité nationale et compétitivité économique dans la course mondiale à l’intelligence artificielle.

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