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Elon Musk prévoit l’obsolescence des métiers par l’IA, mais ses enfants iront quand même à l’université pour grandir, pas pour apprendre

Elon Musk estime que l’intelligence artificielle pourrait rendre obsolètes la plupart des compétences professionnelles, mais il soutient tout de même que ses enfants puissent aller à l’université s’ils le souhaitent. Dans une conversation avec l’investisseur et podcasteur Nikhil Kamath, publiée dimanche, le milliardaire décrit un avenir où l’IA et la robotique transformeront la société de façon si radicale que même les savoirs techniques les plus pointus pourraient devenir inutiles. « L’IA et la robotique sont une vague supersonique. C’est probablement le changement le plus profond que nous ayons jamais connu », affirme-t-il. Selon Musk, un monde où le travail deviendrait facultatif — voire inutile — pourrait être atteint en moins de vingt ans. « Je prédis qu’en moins de 20 ans, travailler ne sera plus obligatoire. Le travail en général deviendra optionnel », déclare-t-il. Même ses propres enfants, qu’il décrit comme particulièrement doués en technologie, reconnaissent que leurs compétences pourraient rapidement être surpassées par l’IA. Pourtant, ils souhaitent quand même poursuivre leurs études universitaires. Cette position reflète une certaine ambivalence de Musk à l’égard de l’éducation supérieure. Bien qu’il ait longtemps remis en question la valeur du college — affirmant en 2020 que « l’université n’est pas faite pour apprendre, mais pour prouver que tu peux faire tes corvées » — il adopte ici une vision plus nuancée. « Je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’aller à l’université », dit-il à Kamath, avant d’ajouter que l’éducation supérieure peut avoir une valeur sociale et culturelle importante. « Si tu veux aller à l’université pour des raisons sociales, c’est une bonne raison — être entouré de personnes de ton âge dans un environnement d’apprentissage », explique-t-il. Il conseille toutefois de tirer le maximum de cette expérience en s’ouvrant à une large diversité de connaissances. Ce débat résonne au sein du monde académique. Des chercheurs comme Steven Mintz, professeur d’histoire à l’université du Texas à Austin, soulignent que l’IA n’a pas rendu l’apprentissage obsolète, mais a plutôt mis en lumière les lacunes du système éducatif actuel : souvent superficiel et mécanique, il nécessite une refonte urgente. Anastasia Berg, professeure adjointe de philosophie à l’université de Californie à Irvine, a également mis en garde contre une dépendance excessive aux outils d’IA, qui affaiblit les compétences fondamentales et laisse les jeunes travailleurs incapables de fonctionner sans assistance numérique. Pour les jeunes générations, plusieurs experts recommandent de ne pas abandonner le développement de compétences, mais plutôt de se concentrer sur celles que l’IA ne peut pas facilement reproduire. James Ransom, chercheur à University College Londres, conseille aux membres de la génération Z de ne pas se fixer sur les titres de poste, mais de comprendre les tâches sous-jacentes et de montrer leur capacité à superviser et à amplifier l’efficacité de l’IA. Mark Cuban estime que ceux qui apprennent à utiliser l’IA de manière critique deviendront des penseurs plus aiguisés et des leaders plus forts. Quant à Quentin Nason, ancien professionnel des finances, il insiste sur l’urgence pour les jeunes de développer des compétences concrètes — comme l’entrepreneuriat ou la littératie financière — face à la disparition des postes d’entrée et à l’automatisation croissante du recrutement.

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