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AI et art coexistent à Hollywood : le conseil d’une artiste-technicienne en pleine mutation du cinéma

il y a 9 jours

Minta Carlson, artiste et architecte créative en intelligence artificielle chez Moonvalley, représente une nouvelle génération de professionnels à la croisée de l’art et de la technologie dans l’industrie hollywoodienne. À 35 ans, sous son nom professionnel Araminta K, elle joue un rôle clé au sein d’Asteria Film Co., le studio cinématographique d’IA cofondé par Natasha Lyonne et Bryn Mooser. Avec 84 millions de dollars levés, Moonvalley mise sur son modèle éthique Marey, conçu pour servir la créativité sans exploiter les œuvres existantes. Carlson, ancienne diplômée en théâtre et en écriture dramatique, s’est auto-formée à la formation fine des modèles d’IA — un processus consistant à entraîner un modèle sur des images ou vidéos spécifiques pour qu’il reproduise un style, une texture ou un personnage précis, comme un dragon avec des mouvements et des détails uniques. Son travail, qu’il s’agisse de courts métrages animés ou d’éléments de post-production, repose sur une combinaison de sens artistique, de rigueur technique et de compréhension des intentions créatives. Elle insiste sur un point crucial : l’IA ne remplace pas l’artiste, elle amplifie son potentiel. « L’IA n’a pas de perspective, ni de vision, ni d’opinion », affirme-t-elle. Les résultats dépendent entièrement de la qualité de la demande et de la capacité de l’artiste à guider le modèle. Ce qui est difficile à enseigner, c’est le goût, l’œil critique, la capacité à juger ce qui fonctionne visuellement. Les artistes traditionnels — animateurs, coloristes, concepteurs — sont particulièrement bien placés pour s’adapter, tout comme les directeurs artistiques ou les chefs de projet qui doivent communiquer des idées visuelles. Carlson conseille aux créateurs hollywoodiens de ne pas se laisser submerger par la multitude d’outils disponibles. Il est préférable de cibler un problème précis — comme animer une marche ou créer plusieurs angles d’un personnage — et d’expérimenter avec des plateformes comme Replicate ou Fal, qui proposent des modèles open-source. Elle met en garde contre la survalorisation des compétences techniques au détriment de la créativité : mieux vaut dessiner une variété de personnages pour développer un style unique que de reproduire indéfiniment le même. Son expérience montre que les tentatives de remplacer les artistes par l’IA échouent souvent, car elles manquent de nuance et de profondeur. Les projets réussis reposent toujours sur une direction artistique claire. Pour elle, l’IA n’est pas une menace, mais un levier pour démocratiser la production. Elle permet de relancer des projets abandonnés pour raison budgétaire, comme un plan de fête qui aurait été coupé, ou de donner vie à des visions complexes sans coût prohibitif. L’avenir de l’artiste dans Hollywood n’est pas en péril : il est en transformation. Ce qui compte désormais, c’est la capacité à penser visuellement, à diriger l’IA avec intention et à allier créativité et maîtrise technique.

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